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Règlement à l’amiable entre le MBAM et Nathalie Bondil

Règlement à l’amiable entre le MBAM et Nathalie Bondil
Photo d'Archives Agence QMI

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Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a annoncé vendredi qu’un règlement à l'amiable est intervenu entre son ancienne directrice générale et conservatrice en chef, Nathalie Bondil. 

L'entente concerne des membres et d'anciens membres du conseil d’administration du MBAM.

Mme Bondil a dirigé le musée montréalais pendant plusieurs années avant d’être congédiée en juillet 2020, en raison d’un climat de travail jugé «toxique». Mme Bondil avait alors engagé des poursuites à l’encontre du conseil d’administration du musée pour licenciement abusif et diffamation.

Durant la même période, le gouvernement du Québec avait demandé à un expert indépendant, Daniel Beaupré, d’examiner «l'encadrement et la supervision de la conduite des affaires» du musée et de lui faire rapport. Une fois les recommandations transmises, la ministre de la Culture, Nathalie Roy, avait alors déposé un projet de loi dans le but de revoir la gouvernance de l’établissement.

Elle avait aussi déclaré que des correctifs s'imposaient pour améliorer la situation.

Ainsi son projet de loi modifiant la Loi sur le Musée des beaux-arts de Montréal a notamment pour objectif de mieux fixer les devoirs et les responsabilités des membres du conseil d’administration, y compris les responsabilités liées à la fonction de président et à celle de directeur général.

Dans une missive envoyée aux médias, vendredi après-midi, le Musée a tenu à préciser que «Mme Bondil n'était pas visée personnellement par quelque allégation de harcèlement contenue dans la plainte et elle souhaitait, tout comme le CA du Musée, que cette situation soit réglée».

Plusieurs réalisations

On a également remercié Mme Bondil pour les réalisations artistiques qu'elle a accomplies avec les équipes qu'elle a dirigées, notamment le développement majeur des collections, le rayonnement international des expositions, les expansions du pavillon d'art québécois et canadien en 2011, du pavillon pour la Paix en 2016, l'aile du Tout-Monde en 2019 ainsi que le développement exceptionnel des actions éducatives, sociales, inclusives et thérapeutiques.

En avril dernier, près d’un an après son éviction à la tête du MBAM, l’ancienne directrice a obtenu le poste de directrice du département du musée et des expositions de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris. Il s’agit d’un mandat de trois ans.

«Bien qu'ayant été profondément blessée, je sais que cette situation a été également difficile pour toutes les parties impliquées, notamment pour les employés du Musée. Je souhaite pour le futur le meilleur des succès au Musée des beaux-arts de Montréal», a pour sa part indiqué Mme Bondil.