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Un voyage au soleil d’une Trifluvienne qui se termine mal

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Déclarée positive à la COVID-19 la veille de son retour de Cuba, une Trifluvienne a été envoyée en quarantaine dans des conditions déplorables. Elle souhaite maintenant mettre en garde les voyageurs tentés d’aller se réchauffer au soleil. 

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Laurianne Gagné se souviendra toute sa vie de sa première expérience dans le sud. La jeune femme de 22 ans s'est rendue le 21 décembre à destination de Cayo Coco sur les ailes de Sunwing. Le voyage se passait comme sur des roulettes, mais tout bascule la veille de son retour où on lui apprend qu'elle est positive à la COVID-19. 

Elle qui voyageait avec une amie, doit être envoyée seule en quarantaine. C’est à ce moment que le cauchemar débute. «Ils sont venus me chercher à la tombée de la nuit. Personne ne m’a rien dit, je n’ai eu aucune instruction et ils m’ont déposé en arrière d’un hôtel. J’avais vraiment peur.»

L’étudiante en droit a été transportée vers un bâtiment touristique vétuste transformé en «hôpital hôtel» le temps de sa quarantaine. Sur place, Laurianne a demandé de l'aide, mais elle n'a jamais eu de nouvelles de son représentant Sunwing. «Sur les six jours que j’ai été là, je n’ai pas été capable de lui parler. C’est fâchant parce qu’à mon arrivée le 21 décembre j’avais demandé ce qui se passerait si j’étais déclarée positive, et il m’avait répondu qu’il n’y avait pas de cas ici.»

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Là-bas, elle a dû dormir dans la même chambre que trois inconnues. Elle soutient que la nourriture était si mauvaise qu’elle a perdu entre cinq et dix livres. Elle devait se contenter la plupart du temps d’œufs à la coque, de viandes froides, de pommes, du pain et de la saucisse. Sans compter qu’elle a dû attendre deux jours avant de recevoir du papier de toilette et du savon. «Une chance que des voyageurs en quarantaine nous ont aidés sinon nous n’avions rien. On devait aussi garder les ordures dans la chambre pendant des jours.»

Des frais bidons de consultation médicale lui auraient même été facturés. Un cauchemar qu'elle ne souhaite à personne. «Je connaissais les risques et je croyais que tout irait bien quand même. Je souhaite dire aux gens que ce n’est vraiment pas une bonne idée de voyager.»

La situation a toutefois changé depuis les derniers jours. Devant la mauvaise presse et les plaintes de voyageurs, Cuba a cessé d'opérer les hôpitaux-hôtels en début de semaine souligne Justin Bordeleau, vice-président de Voyages arc-en-ciel. «Les voyageurs peuvent maintenant demeurer dans le même complexe et des ailes «COVID-19» ont été emménagées. «Ça va réduire le nombre de mauvaises expériences», a fait remarquer M. Bordeleau.

Selon le vice-président, une dizaine de ses clients sont actuellement en quarantaine dans le Sud et tout se passerait bien. Mais le problème était tel dans les dernières semaines, qu'on a même reçu des appels à l'aide de gens qui n'étaient pas clients. «Ce sont des gens qui avaient réservé par internet et qui voulaient notre aide. Malheureusement, ils doivent s’en remettre à leur transporteur et c’est plus laborieux ces temps-ci.»

Ces mésaventures signifient, selon monsieur Bordeleau, que des clients se tourneront davantage vers les agences pour éviter les mauvaises surprises. Un baume sur 22 mois de misère pour l'industrie, a-t-il dit.

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