/news/society
Navigation

Usine du Lac-à-la-Pêche: les citoyens réclament plus de transparence

Coup d'oeil sur cet article

Un groupe de résidents de Shawinigan veut avoir l’heure juste quant au dossier de l’Usine de traitement d’eau du Lac-à-la-Pêche. Ils réclament que la Ville rende publics tous les documents en lien avec ce qu’ils appellent «le fiasco de l’usine de traitement».

Depuis le début du mois de décembre, un avis d’ébullition de l’eau vise 30 000 résidents de Shawinigan. Puisque l’usine est fermée, l’eau qu’elle distribuait dans le secteur n’est toujours pas potable.

De sa construction jusqu’à maintenant, le groupe de citoyens veut toutes les informations sur l’usine de traitement. «Ça part du point A, au choix de la source, au choix des technologies, à l’emplacement du site, à qu’est-ce qui était prévu pour les rejets», a énuméré l’une des résidentes, Lynn Gravel.

Ils sont inquiets de tous les coût que la remise en marche pourrait engendrer. Déjà, des travaux de nettoyage ont été entamés avant l’hiver et seraient loin d’être terminés selon l’un des voisins de l’usine.

«Il n’y a même pas 10% de fait et dans le 10% il en reste encore. Ça a couté 800 000$ pour sept semaines de travail, alors on peut imaginer ce que ça va couter dans le futur pour faire toute la longueur du ruisseau», a déploré André Berthiaume, qui a vu ses terres être contaminées par les rejets toxiques.

Une autre résidente, Nathalie Côté, espère aussi obtenir des réponses. «La taxe spéciale pour l’eau potable, elle a augmenté ici. Pourquoi, alors qu’on est en avis d’ébullition depuis six semaines? Est-ce que c’est le nettoyage de l’usine qu’on nous charge?»

Jusqu’à présent, toutes les demandes d’accès à l’information formulées par ces citoyens ont été refusées.

Une marche est d’ailleurs organisée dimanche pour les résidents de Shawinigan. Le groupe invite la population à se rassembler de la Place Biersmans jusqu’à l’Hôtel de Ville. Une fois sur place, un « geste symbolique pour dénoncer la crise de l’eau potable sera posé», a laissé entendre Lynn Gravel. Ce serait la première d’une dizaine d’actions pour obtenir les informations désirées.

La Ville s’est contentée de répondre que pour l’instant, la suite est à déterminer pour remettre en marche l’usine de traitement. Également, avant de passer à l’action de quelconque manière, les citoyens en seront dûment informés.