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Comment protéger vos animaux ?

Retards et délestage en médecine vétérinaire

Veterinarian checking  microchip of cat
Photo Adobe Stock

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Ce n’est plus le temps de dire que ça va bien aller ! Dans l’avion que l’on construit en vol, ce serait plutôt le temps de se préparer à l’impact. Et pas juste dans le système de santé humain... En médecine vétérinaire aussi. Comment s’y préparer ? Petit guide de survie pour les propriétaires d’animaux.

Le domaine de la médecine vétérinaire n’échappe pas à la pénurie de personnel. Il manque non seulement de médecins vétérinaires, mais aussi de techniciens en santé animale. Le problème était présent avant la venue de la COVID, mais il a été amplifié depuis, avec les mesures sanitaires appliquées dans les cliniques et la hausse des adoptions d’animaux. 

Depuis le début de la pandémie, les délais d’attente pour obtenir une consultation vétérinaire ont augmenté significativement, un peu partout au Québec. Cependant, la cinquième vague semble affecter encore plus le bon fonctionnement des établissements vétérinaires vu l’absentéisme occasionné par la déferlante de cas positifs à la COVID-19, un problème qui se ressent d’ailleurs dans tous les secteurs de travail actuellement. 

On assiste donc non seulement à une certaine forme de délestage pour rendez-vous de santé préventifs (vaccins, vermifuges, stérilisations, etc.), mais aussi à des fermetures temporaires et intermittentes dans les grands centres d’urgence du Québec. Certains établissements doivent même refuser de nouveaux clients. 

Ainsi donc, voir un médecin vétérinaire pour son animal peut constituer tout un défi actuellement. Selon le Dr Gaston Rioux, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ), des médecins vétérinaires semblent actuellement incapables de répondre à la demande et, dans plusieurs régions, les propriétaires d’animaux doivent attendre plusieurs semaines ou mois afin d’obtenir un rendez-vous. 

Préparez-vous !

Dans un communiqué de presse, l’OMVQ annonce que des bris de services sont inévitables et invitent les propriétaires d’animaux à se préparer. Mais à quoi ? 

« Quand les médecins vétérinaires ne suffisent pas à la tâche, ils doivent relayer au second rang les traitements préventifs comme les vaccins. Le risque d’observer une augmentation de maladies animales dans les prochains mois est bien réel. Certaines de ces maladies sont transmissibles aux humains, les propriétaires d’animaux doivent être vigilants », prévient le Dr Rioux. 

Comment vous préparer ?

  • Évitez les maladies infectieuses et les accidents en éliminant les contacts entre votre animal et ceux des autres, surtout si votre animal n’est pas à jour dans sa vaccination ou qu’il présente des symptômes et en vous abstenant d’amener votre animal dans les endroits publics et les parcs à chiens.     
  • Soyez prudents ! Les accidents sont si vite arrivés. Gardez vos chiens en laisse, ne laissez rien de toxique ou dangereux à portée de museau, etc. Augmentez votre niveau de vigilance.     
  • Soyez prévoyant et vérifiez l’accessibilité aux soins vétérinaires dans votre région. Renseignez-vous sur vos options en cas d’urgence. N’attendez pas à la dernière minute, car vous pourriez vous en mordre les doigts ! Demeurez à l’affût de la santé de votre animal, n’attendez pas que la situation soit critique pour contacter votre médecin vétérinaire. Relisez ma chronique intitulée « Un p’tit coup de vieux peut-être, docteur ? » pour connaître la liste de symptômes de problèmes chroniques au début subtils qui devraient vous alerter.     
  • Vous rêvez d’adopter un animal ? De grâce ! Remettez ce projet à plus tard. J’ai déjà écrit une chronique sur ce sujet intitulée « Remettre son projet chiot à plus tard : une résolution sensée en 2021 ! » Autrement, assurez-vous de trouver une clinique qui vous accepte comme nouveau client avant même l’adoption.