/entertainment/music
Navigation

Geoffroy: l’appel du folk et de la campagne

Geoffroy
Photo Andréanne Lemire

Coup d'oeil sur cet article

Habitué de partir en voyage à tout bout de champ et d’enflammer les foules avec ses chansons électro-pop, Geoffroy a profité de la pandémie pour ralentir le rythme. Dans sa vie et dans sa musique.

• À lire aussi: Festival d’été de Québec: un atterrissage tout en douceur avec Men I Trust et Geoffroy

La photo qui accompagne cet article montre d’ailleurs le musicien de 34 ans dans son nouvel environnement. Geoffroy Sauvé est depuis peu propriétaire d’un chalet à Saint-Sévère, un petit village de la Mauricie, à 15 minutes de Trois-Rivières.

Pour un gars constamment dans ses valises qui vivait à cent milles à l’heure et avait jusqu’à tout récemment son pied-à-terre sur le Plateau-Mont-Royal, le changement de décor est drastique.

Il en avait besoin, affirme l’ex-candidat de La Voix.

« Je suis au milieu des champs de patates et de blé dans un village de 300 habitants. Le rythme de vie est complètement différent de la ville, c’est moins stressant. »

« Je suis ici, poursuit-il, pour le calme, la sérénité et la quiétude de la campagne. En ville, l’atmosphère est plus oppressante, plus dark. Ici, je sens moins la pandémie et ses côtés négatifs. Je fais mes trucs. Ça fait du bien. »

Retour à la base

Même si les sept chansons de cet album judicieusement intitulé Live Slow Die Wise (qu’on peut traduire par Vivre lentement mourir sagement) ont été composées à Montréal après la fin abrupte, en raison de la COVID-19, de la tournée de son précédent album, 1952, elles cadrent parfaitement avec le nouveau mode de vie rural de Geoffroy.

Durant leur création, sans savoir qu’il allait déménager à la campagne, il a décidé de tourner le dos, temporairement du moins, à la musique électronique pour privilégier une instrumentation organique.

« Je ne voulais pas dénaturer les chansons en studio, justifie Geoffroy. Je voulais les garder proches de leur base, soit à la guitare ou au piano. Le meilleur exemple est Life As It Comes, qu’on a carrément gardée juste piano-voix. C’est comme ça que j’ai commencé à faire de la musique en chantant au piano ou à la guitare. Je voulais sortir quelque chose qui me rappelait mes racines et mes débuts, et qui me sortait des bases électro et de l’échantillonnage. »

As My Old Man Always Said, chanson de rupture qui ouvre l’album, est une autre éloquente démonstration de ce que Geoffroy avance. Le titre démarre sur de simples accords de guitare acoustique et il faut attendre plusieurs secondes avant que basse, guitare électrique et percussions s’insèrent, mais tout en douceur, en évitant sagement de voler la vedette au chant de Geoffroy.

C’est folk, apaisant, très aéré. « Plus mature et plus réfléchi », soupèse son créateur.

La méthode Cormier

Pour arriver à ce résultat, Geoffroy a recouru au service du très recherché Louis-Jean Cormier et son équipe d’étoiles composée de Guillaume Chartrain et Marc-André Larocque.

L’expérience a été très enrichissante.

« Je suis arrivé avec les chansons complètement composées et écrites. C’était une première. D’habitude, je vais en studio pendant plus d’un an avec mes amis et on réalise et on compose en même temps. Cette fois, Louis-Jean m’a dit qu’on avait dix jours en studio. J’ai réalisé que je ne pouvais pas niaiser. Il fallait que mes chansons soient finies, que je les connaisse bien et que je les joue parfaitement. Cette méthode a été très efficace », admet Geoffroy.

Déjà la tête au prochain

Servira-t-elle pour la suite ? La réponse viendra rapidement puisque Geoffroy a déjà commencé à composer les chansons du prochain album et tout indique que le chalet mauricien servira alors de camp de base.

« Je justifie ma dépense en me disant que je vais composer mon prochain album ici. J’ai tous mes instruments, mes pianos, mes amplis. Il y a assez de place pour accueillir tous mes collaborateurs. Au printemps et à l’été, je vais les inviter pour faire la préproduction du prochain chapitre. Je suis en train de penser à ça. »


Live Slow Die Wise sera disponible le 19 janvier. Si les salles de spectacles rouvrent à temps, Geoffroy sera au Cabaret Cogeco de Trois-Rivières, le 5 mars, au MTelus de Montréal, le 11 mars, et à l’Impérial Bell de Québec, le 25 mars. Une tournée canadienne est prévue en avril.

À voir aussi