/sports/opinion/columnists
Navigation

Le DG devra bien s’entourer

Mathieu Darche, Daniel Brière et Patrick Roy
Photos d'archives Mathieu Darche, Daniel Brière et Patrick Roy

Coup d'oeil sur cet article

Le dénouement de la saga du prochain directeur général du Canadien approche et une chose me semble de plus en plus évidente. Plus d’un candidat pourrait obtenir un poste au sein de l’organisation. 

Le but demeure bien sûr de nommer un DG, mais ce dernier aura besoin d’assistants. C’est tout l’organigramme du club qu’il faudra planifier. 

À son arrivée en poste, Marc Bergevin s’était notamment entouré de Rick Dudley et de Scott Mellanby. À Tampa, Julien BriseBois a demandé à Mathieu Darche de l’épauler. 

Même Chantal Machabée, vice-présidente des communications du Canadien, a des adjoints. 

C’est normal. Dans ce milieu, la charge de travail est tellement exigeante. Vous devez avoir des alliés à vos côtés.

Voilà pourquoi je crois que si plusieurs candidats ont impressionné le comité de sélection, l’un d’eux obtiendra le poste d’adjoint au directeur général. 

Il se verra affecté à d’autres tâches, comme la gestion du Rocket de Laval, par exemple. 

Jeff Gorton devra aussi s’entourer de personnes de confiance. À Montréal, avec un directeur général francophone à ses côtés, le nouveau vice-président des opérations hockey se retrouve dans un monde fort différent de ce qu’il a connu à New York ou à Boston. 

Mais je suis convaincu que l’adaptation va se faire rapidement. 

Le recrutement, la clé

Une fois ce processus terminé, le Canadien aura besoin d’une nouvelle liste : celle des candidats à la succession de Trevor Timmins au poste de directeur du recrutement. 

C’est une liste importante, car la période la plus cruciale pour l’équipe cette année risque d’être celle du repêchage. 

Ça prendra quelqu’un qui connaît bien les besoins du Canadien, mais aussi les joueurs d’âge junior, ceux qui sont dans les collèges américains, les Européens.

Le CH ne peut pas se tromper encore une fois. Surtout qu’il est presque assuré d’être parmi les trois premiers clubs à sélectionner un joueur. 

Peut-être même le premier. De la façon dont l’équipe a jeté l’éponge, j’ai l’impression que c’est ce que les dirigeants désirent. 

Aucune conviction

On n’a qu’à regarder les deux derniers matchs, face aux Bruins et aux Blackhawks. Les joueurs ne démontraient aucune conviction. Ils attendent l’an prochain. Ils ne sont pas dévoués ni enjoués, ils n’ont plus de hargne. 

Depuis que le Canadien a recommencé à jouer mercredi, le joueur qui reçoit le plus d’éloges est Michael Pezzetta. Ce n’est pas normal. 

Ce n’est pas normal non plus de se retrouver derrière les Coyotes et le Kraken. 

Seattle, une équipe d’expansion, a remporté trois victoires de plus que Montréal...  

Quelle transparence ?

Les partisans n’attendent pas seulement de connaître l’identité du prochain directeur général et de ses adjoints. Ils veulent aussi avoir des nouvelles des joueurs. 

Qu’arrive-t-il à Carey Price, à Brendan Gallagher ? Quand reviendront-ils ? On ne le sait pas. 

Le Canadien avait promis plus de transparence. Mais pour le moment, on n’est pas plus au courant de ce qui se passe. 

Pendant ce temps, le porte-parole des déboires du CH, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme, ne doit pas se sentir bien dans sa peau. 

Chaque jour, il fait face aux difficultés. Mais il a peu de raisons de se réjouir. Son club subit défaite après défaite. 

Ducharme sait que c’est Gorton qui a le contrôle sur la suite des choses. Mais comme on ne sait rien, on ne sait pas non plus s’il a des discussions avec lui. 

C’est cruel pour le « coach ». 

Propos recueillis par Jessica Lapinski  

Une simple rencontre de courtoisie

Le ministre Eric Girard
Photo Stevens LeBlanc
Le ministre Eric Girard

J’étais emballé quand j’ai entendu que le ministre des Finances, Eric Girard, aurait une rencontre avec le commissaire Gary Bettman. 

En prenant connaissance des conclusions de leur réunion, j’en déduis toutefois qu’il s’agissait d’une simple rencontre de courtoisie. Il n’y a eu rien de concluant. 

J’ai longtemps été optimiste. Je croyais au retour d’une équipe à Québec. Mais mon enthousiasme s’est effrité avec les années. 

Depuis que les Nordiques sont partis, il a toujours été question d’un dialogue avec Québec, mais il n’y a jamais eu de positions concrètes qui ont été prises par la ligue. 

Sur le coin de la table

Surtout que Houston devient une destination de plus en plus possible pour un club de la LNH. Est-ce que ce sera par une expansion ou par un déménagement ? Il y a les Coyotes qui éprouvent des difficultés année après année en Arizona. 

Si le dossier de Québec n’est pas fermé, il est sur le coin d’une table. Bettman ne veut déplaire à personne, il ne fera pas de déclarations positives ni négatives. Il va simplement passer à autre chose. 

Mais à cause de la pandémie de COVID-19, notamment, il y a des choses qui sont plus importantes pour lui en ce moment.