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Mille secrets jaillissent de l’obscurité

Marylène Pion
Photo courtoisie

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Dans le troisième volet de la série à succès Les lumières du Ritz, Les étincelles de l’espoir, la romancière Marylène Pion fait découvrir le destin des personnages évoluant dans le somptueux décor du légendaire hôtel, rue Sherbrooke.

Se déroulant au cours de la Première Guerre mondiale, le roman montre la vie quotidienne dans la société montréalaise, qui n’était pas à l’abri des tourments. 

Le troisième volet de cette belle série débute à Montréal en février 1916, en plein cœur de la Première Guerre mondiale (1914-1918). La haute société se donne rendez-vous au Ritz-Carlton pour assister à un événement très attendu : le tout premier appel inter-urbain entre Montréal et Vancouver. Tandis que la guerre ravage l’Europe, les lumières brillent à l’hôtel... et des secrets sont dévoilés.

La New-Yorkaise Ida Sloane, enceinte, évite d’y mettre les pieds. Elle ne tient pas plus qu’il le faut à croiser Julien, qui vient d’être promu au poste de voiturier. Elle appréhende la naissance de son enfant, mais peut compter sur le soutien de ses amies, Candice et Violette.

Adéline, de son côté, se morfond car les nouvelles des militaires partis au front arrivent au compte-gouttes. Son amoureux est déployé en Europe et comme plusieurs, elle vit des montagnes russes émotionnelles.

Aventure et patriotisme

Marylène Pion a reçu de bons retours de lecture de ses fans pour cette série. « Ces années sont fascinantes pour les lecteurs », note-t-elle. Comme écrivaine, elle a beaucoup aimé écrire sur cette période. « Même si c’était il y a 100 ans, on peut faire des corrélations avec la vie d’aujourd’hui. »

Dans ce troisième volet, la romancière a voulu montrer ce qui s’était passé au Canada, comment les gens réagissaient à la Première Guerre mondiale. « J’ai voulu montrer ce qui se passait à Montréal. Dans le troisième tome, je boucle également la boucle des histoires de tous mes personnages. »

En faisant son travail de documentation, elle a remarqué que la société montréalaise, tant la classe ouvrière que la haute société, avait été marquée par les hostilités. 

« De ce que j’ai vu dans mes recherches, il y a beaucoup de Canadiens français qui allaient là-bas pour l’aventure, et parce que ça leur donnait une bonne paie. C’était un travail stable. Ils ne voyaient pas que c’était une guerre... J’ai essayé de refléter ça sur certains personnages. Les Canadiens anglais étaient plus patriotiques. »

Elle fait remarquer que la guerre a provoqué une avancée des technologies. « Le lien est fort avec ce qu’on vit aujourd’hui. Les technologies avancent plus vite dans des temps où on est en crise ou en guerre. Les interurbains ont avancé rapidement : je suis tombée par hasard sur le fait que le premier appel avait eu lieu au Ritz – je voulais absolument l’inclure dans mon roman. »

  • Marylène Pion a publié plusieurs séries acclamées : Les infirmières de Notre-Dame, Le grand magasin et Rumeurs d’un village.
  • Elle travaille sur son prochain livre, qui se déroulera pendant la Seconde Guerre mondiale.
Marylène Pion
Photo courtoisie