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Retour en classe: dans le brouillard sur les profs absents

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Le réseau scolaire nage en plein brouillard quant au nombre de profs qui seront présents lors de la rentrée de lundi, au point où du personnel administratif pourrait être amené à en remplacer. 

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«On aura peut-être une tempête lundi, qu’il y ait neige ou pas», ironise Kathleen Legault, présidente de l’Association montréalaise des directions d’établissements scolaires.

En raison du raz-de-marée Omicron, de nombreux enseignants ont actuellement des symptômes de Covid-19. Cela ne posait pas de problème cette semaine, puisque la plupart pouvaient quand même enseigner à distance.

Mais pour la rentrée en classe de lundi, combien devront rester en isolement et être remplacés? Le ministère de l’Éducation n’en avait aucune idée cette semaine.

Le Journal a donc sondé plus d’une quarantaine de centres de services scolaires pour faire un portrait de l’absentéisme du personnel. Sur les 22 qui ont répondu, seulement 6 ont pu nous transmettre des chiffres, souvent partiels.

«Rock’n roll»

Pour pallier ce manque de données, la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE) a créé une plateforme où inscrire en temps réel le nombre d’employés qu’il leur manque, s’ils doivent fermer une classe ou recourir à des parents pour surveiller, par exemple.

«C’est rock’n roll», lance Nicolas Prévost, président de la FQDE.

La plateforme a été mise en ligne hier après-midi. En fin de journée, une cinquantaine de directeurs avaient rempli le formulaire. La plupart signalaient avoir un, deux, ou trois membres du personnel de leur école qui seront absents lundi. Rien qui exige des mesures de remplacement musclées. 

Ce portrait est toutefois très sommaire car la Fédération compte quelque 2200 membres. 

«Inquiétant»

À Montréal, des directions n’ont aucune idée du nombre d’adultes qui seront réellement présents lundi, au point où s’en est «inquiétant», avoue Mme Legault. 

Cette incertitude vient du fait que beaucoup d’enseignants ont des symptômes, mais n’ont pas accès à des autotests. Ils n’ont donc eux-mêmes aucune idée de s’ils doivent se rendre à l’école ou s’isoler.

Quant aux tests PRC, ils ne leur sont accessibles que depuis aujourd’hui et il leur faudra sans doute plusieurs jours avant d’avoir le résultat, soupçonne Mme Legault.

Au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM), on envisage d’ailleurs d’envoyer du personnel administratif dans les écoles.

Les volontaires pourraient être amenés à enseigner, surveiller ou remplacer dans un service de garde, si l’on se fie au formulaire de sondage qu’a obtenu Le Journal.

Le CSSDM n’avait pas confirmé ces informations au moment de publier.

«Le pire scénario, ce serait qu’on doive rappeler les parents [pour qu’ils viennent chercher leur enfant], comme quand il n’y a plus d’électricité», illustre Mme Legault. 

—Avec Daphnée Dion-Viens

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