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Canadien: Joel Armia sans réponses

Impuissant à expliquer les raisons de son piètre rendement cette saison

Flyers vs Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Joel Armia célébrant un but marqué par Brett Kulak lors de la visite des Flyers de Philadelphie en décembre dernier.

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À la veille de l’ouverture du marché des joueurs autonomes du 28 juillet, Joel Armia paraphait un contrat de quatre ans et 13,6 millions (3,4 millions par année). Armia choisissait donc de s’enraciner à Montréal à la place de tester sa valeur.  

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Près de six mois plus tard, le Canadien regarde probablement cette décision comme un cadeau empoisonné. À l’image de l’équipe, le Finlandais connaît une saison horrible avec un maigre but et quatre passes en 31 matchs. 

Armia a participé à une visioconférence à sa sortie d’un entraînement au Gila River Arena de Glendale. Historiquement, le gros ailier droit de 6 pi 3 po et 218 lb n’a jamais été le type de joueur à se vider les tripes devant les journalistes. Il a toujours gardé une grande réserve, se montrant timide et peu bavard. 

C’était encore le cas à la veille de ce match contre les Coyotes de l’Arizona, les grands rivaux du CH en ce moment pour l’obtention du premier choix au prochain repêchage. 

Questionné sur sa statistique d’un seul but en 31 rencontres, Armia n’a pas trouvé les bons mots pour expliquer ses déboires offensifs.

« Hum, je ne sais pas, je n’ai aucune idée, a-t-il répliqué. Si je le savais, je corrigerais des choses immédiatement. Je ne sais pas. Je n’ai pas d’idée. » 

Une saison pénible

Le CH ne gagne pas, Armia ne marque pas, il y a des tonnes de blessés depuis le premier jour du camp et il y a eu plusieurs cas positifs à la COVID-19. Ça n’a rien d’un secret. Cette saison 2021-2022 est à l’eau depuis longtemps. 

« C’est probablement la saison la plus difficile mentalement et physiquement de ma carrière, a reconnu Armia. Ce n’est pas facile. J’espère que je pourrai renverser la vapeur d’ici la fin de l’année. »

« Il y a aussi la confiance, a ajouté le numéro 40. Quand tu marques des buts, tu obtiens des points et que tu gagnes, c’est plus facile. Quand tu ne gagnes pas, c’est moins facile. »

Face aux Coyotes, Armia recevra une autre chance de se relancer en jouant à l’aile droite avec Jake Evans et Artturi Lehkonen, deux joueurs qu’il connaît bien. 

Pas une question de travail

Dominique Ducharme a déjà décrit Armia comme un beau projet. Claude Julien avait dit la même chose avant lui. Il est grand, gros, il a des mains agiles et il est un maître pour protéger la rondelle. Mais il y a des soirs où le cœur suit moins les habiletés. 

Ducharme ne partage toutefois pas la vision d’un manque d’effort avec son ailier droit.  

« Avant de marquer un but, il y a un processus, a raconté l’entraîneur en chef du CH. Il doit utiliser ses forces, dans les trois zones. Il doit empiler les petites actions pour obtenir des chances de marquer. Plus tu as de chances, plus tu obtiens de buts. On peut les mesurer comme on veut. Pour lui, dans son processus, je lui en ai déjà parlé, on sait qu’il peut en amener plus, de la façon qu’il patine, qu’il gagne des batailles et en protection de rondelle. »

« Joel a vécu des situations difficiles cette saison, a-t-il enchaîné. Il a de la misère à se mettre en marche. Mais ce n’est pas un manque de vouloir. Quand on regarde de l’extérieur, ça peut parfois paraître comme ça. Pas celui qui saute partout, qui démontre le plus d’énergie. Il est fier, il sait qu’il peut en donner plus. Il se cherche. Mais ce n’est pas une question de vouloir ou un désintérêt. » 

En séries l’an dernier, Armia avait amassé huit points (5 buts, 3 passes) en 21 matchs. 

Le retour de Dvorak

Un duel contre les Coyotes signifiera également un premier match pour Christian Dvorak contre son ancienne équipe. Les journalistes attitrés à la couverture des « Yotes » n’ont toutefois pas demandé plus de pages pour la section des sports à leur patron. 

« J’ai plusieurs souvenirs en revenant ici, a affirmé le centre de 25 ans. C’est l’équipe qui m’a repêché. J’ai aimé mes cinq saisons aussi. J’ai de bons amis, de bonnes choses à dire sur l’équipe et l’organisation. Il reste cinq ou six gars seulement de l’an dernier. C’est différent. Ça fait bizarre de rentrer dans le vestiaire de l’équipe adverse. » 

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