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Le traitement oral de Pfizer contre la COVID-19 approuvé lundi

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Le traitement oral anti-COVID-19 de Pfizer, qui permettra de prévenir une panoplie de symptômes graves liés au virus, a reçu le feu vert de Santé Canada lundi après plus d’un mois d’analyse.

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«C’est une excellente nouvelle, somme toute», a déclaré lundi la Dre Theresa Tam, cheffe de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). «Je crois que les Canadiens devraient être très heureux de savoir que les traitements oraux antiviraux commencent à être accessibles au Canada.»

Même s’il ne doit pas être considéré comme une «clé» pour calmer la vague actuelle liée au variant Omicron en raison des stocks actuellement limités, les bénéfices à long terme du traitement ouvriront le début d’une nouvelle ère dans la lutte contre le virus.

Le pays s’est déjà assuré l’approvisionnement d’un million de ces traitements, de sorte que leur distribution vers les provinces pourrait débuter dès lundi, expliquait la semaine dernière le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos.

Il a d'ailleurs annoncé lundi que le Canada a reçu 30 400 traitements oraux de Pfizer, dont la distribution commence «immédiatement».

La pilule anti-COVID-19 de Pfizer, baptisée «Paxlovid», est vue par les autorités sanitaires comme un nouvel outil pour prévenir l’hospitalisation des personnes les plus vulnérables aux virus, comme les personnes non vaccinées.

La posologie du médicament indique un traitement oral d’une durée de cinq jours, lors de laquelle la personne infectée devra s’isoler à la maison et se traiter elle-même.

Un test obligatoire

Ce n'est pas tout le monde qui pourra mettre la main sur le médicament, ont expliqué les représentants de Santé Canada et de l’ASPC.

En plus de l’approvisionnement limité au départ, le médicament comporte une longue liste de contre-indications, ce pour quoi le traitement devra être approuvé par un professionnel de la santé.

Ce professionnel de la santé aura à son tour besoin d’une preuve de résultat positif à un test de dépistage. Cela pourrait être un test PCR, mais les tests rapides pourraient aussi faire l’affaire dans certains cas, selon Dre Tam.

Les personnes priorisées par le traitement seront celles qui sont à plus haut risque d'être hospitalisées, soit les individus sévèrement immunodéprimés, ceux de 80 ans et plus dont le statut vaccinal n’est «pas à jour», et ceux de 60 ans et plus résidant dans les endroits ruraux ou encore dans les communautés autochtones.

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