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Amalega Bitondo comparaît masqué

L’antimasque s’est trop approché de François Legault

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Photo Michaël Nguyen Le complotiste François Amalega Bitondo, vendredi, devant le palais de justice de Montréal.

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La récréation est terminée pour le complotiste François Amalega Bitondo, qui a non seulement été arrêté et détenu pour bris de condition, mais qui a aussi été forcé de porter le masque lors de sa comparution. 

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« On peut le menotter et lui mettre un masque, s’il est coopératif on va l’amener [dans la salle de visioconférence] », a expliqué un policier juste avant l’audience de lundi au palais de justice de Montréal.

Et contre toute attente, l’antimasque s’est soumis aux autorités, si bien qu’il a comparu avec un masque de procédure médical, sous une accusation de bris de condition survenu la veille.

C’est qu’Amalega Bitondo n’a pas le droit de s’approcher à moins de 300 mètres du premier ministre François Legault, en raison de conditions que la cour lui a imposées en novembre dernier. Or, dimanche, il a manifesté proche de Radio-Canada où le premier ministre était présent, pour l’émission Tout le monde en parle.

Des policiers ont tenté de lui expliquer qu’il devait partir, mais comme l’antimasque ne semble respecter que les règles qui l’arrangent, il est resté.

« À plusieurs reprises on vous a permis de quitter les lieux, mais vous refusez, par conséquent vous êtes mis en état d’arrestation », lui a alors dit un policier, selon une vidéo de son arrestation.

Détention ordonnée

Après analyse de la preuve, la Couronne s’est dite convaincue que le complotiste méritait bel et bien d’être accusé. Et plus que ça, elle a estimé qu’il devait même rester détenu en attendant son procès, en raison de son risque de récidive. 

Et quand Amalega a essayé de placer un mot, il s’est fait couper net.

« Pas aujourd’hui, monsieur », a dit la juge Nathalie Duchesneau.

Il reviendra à la cour ce matin, pour son enquête sur remise en liberté. 

En plus des accusations criminelles, Amalega Bitondo collectionne les contraventions pour non-respect de la Loi sur la santé publique. À ce jour, il a reçu pour plus de 60 000 $ de tickets. Ses huit procès se sont soldés par huit condamnations, tandis que d’autres sont encore à venir.

-Avec Antoine Lacroix

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