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Vandalisme et menaces: ils ne fermeront pas leur café pour des vitres cassées

Les proprios du Vieux-Montréal s’inquiètent toutefois pour leur sécurité

Romain Beiso
Photo Laurent Lavoie Romain Beiso, proprio du café Chez Mère-Grand, a placé une affiche sur laquelle on peut lire « ouvert », sinon plusieurs pourraient croire que le commerce placardé est fermé.

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Les propriétaires d’un café dans le Vieux-Montréal refusent de se laisser intimider et de fermer leurs portes après que les vitres de leur commerce aient été défoncées et après avoir reçu des menaces par téléphone.

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« C’était important d’être là, parce qu’on montre qu’on veut garder notre lien avec le client, résume Romain Beiso, propriétaire du café Chez Mère-Grand. Et puis pour notre santé mentale, on a besoin de travailler. »

Lui et sa conjointe, Barbara Robequin, ont découvert la semaine dernière que des vitres du café avaient été brisées. 

Selon leurs observations, le suspect a pénétré à l’intérieur, mais il n’aurait volé qu’une petite balance antique du commerce lancé il y a plus de trois ans.

Au début de la semaine suivante, après que des planches de bois temporaires aient été installées, le couple se préparait pour ouvrir ses portes, et un inconnu les a appelés. 

Tout en refusant de s’identifier, il a insisté, en anglais, à plusieurs reprises : « Vous devez fermer votre café ».

« Ce qui m’a fait bizarre contrairement à tous les autres appels [d’hameçonnage] qu’on a déjà reçus, c’est qu’il a notifié que c’était un coffee shop. Or, chaque fois qu’on nous appelle, les gens pensent que c’est un restaurant ou ils disent “votre établissement” », précise M. Beiso.

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Insécurité

Le couple, qui a deux enfants en bas âge, dit s’être une nouvelle fois tourné vers le Service de police de la Ville de Montréal, mais aucune enquête formelle ne serait en cours.

Le poste de quartier local leur aurait assuré qu’il y aura davantage de patrouilles par précaution.

Barbara Robequin, qui a l’habitude de rentrer aux petites heures pour préparer la pâtisserie, craint tout de même pour sa sécurité. 

Elle et son conjoint avaient quitté la ville de Marseille en France, il y a presque six ans, justement pour être à l’écart de l’« agressivité » des citoyens et des nuits mouvementées.

« J’avais envie d’autre chose pour notre vie de famille, et si tu veux, en ce moment, c’est comme ça que je me sens ici, s’inquiète Barbara. Tu sens ce truc électrique qu’on n’est plus en sécurité. »

« Ce que j’aime, c’est connaître les clients, ce qu’ils aiment manger, boire, à quelle heure, comment, voir leurs enfants », souligne M. Beiso. 

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