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Restrictions sanitaires: des gyms veulent rouvrir partiellement

Ils veulent éviter de perdre leur personnel

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Prêts à redorer leur blason après l’éclosion-monstre au Méga Fitness Gym, des centres de conditionnement physique souhaitent rouvrir partiellement leurs salles pour freiner l’exode de leurs employés.

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« Nos professionnels quittent le milieu. Si on ne rouvre pas au mois de février, on va avoir été fermés 14 mois sur les 24 mois [de pandémie] », déplore Gabriel Hardy, le leader québécois du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique, qui représente notamment les bannières Énergie Cardio, Éconofitness et CrossFit.  

Il demande au gouvernement et aux autorités de santé publique de permettre aux entraîneurs et aux kinésiologues employés par les gyms de reprendre le boulot maintenant, dans un encadrement très strict.

La salle de musculation demeurerait fermée à la collectivité, mais « si j’ai cinq entraîneurs dans mon gym, je peux recevoir cinq clients dans mon gym. Mes entraîneurs restent tous à deux mètres de distance selon le protocole établi, le client va rester dans son deux mètres, l’entraîneur porte un masque, des lunettes, les clients ne peuvent pas se côtoyer », insiste Gabriel Hardy.  

Inégal

Selon lui, il existe actuellement une « iniquité » entre les professionnels œuvrant dans les centres de conditionnement physique et ceux qui travaillent dans des cliniques privées ou en milieu hospitalier.  

Il cite en exemple les kinésiologues, des spécialistes de l’activité physique. « On veut que nos professionnels travaillent et puissent donner ce service de santé là, au même titre qu’un physiothérapeute, qu’un chiropraticien, qu’un massothérapeute, qui n’ont jamais arrêté de travailler depuis le début de la pandémie », renchérit M. Hardy.  

Il croit fermement que les gyms peuvent s’avérer de bons partenaires du gouvernement postpandémie, car la sédentarité est devenue un grave problème de santé publique.  

Mauvaise réputation

Gabriel Hardy est toutefois conscient de la mauvaise réputation de son industrie depuis que la salle de musculation du controversé Dan Marino a été à l’origine d’une des plus grosses éclosions de la pandémie. 

« Le Méga Gym nous a beaucoup nui, admet-il. On l’a payé très cher [...] puis je pense qu’il est temps qu’on passe à un autre appel. On doit changer cette perception-là que les gyms sont juste une place de gros bras qui n’est pas sécuritaire ». 

M. Hardy soutient qu’il s’agit d’un cas d’exception et que « 99,9 % des gyms au Québec ne sont plus des gyms à la Arnold [Schwarzenegger], où l’esthétisme est seulement la chose qui est mise de l’avant ».  

Il demande d’ailleurs au gouvernement d’inclure l’entraînement physique en salle dans la même catégorie que les autres sports dans son plan de déconfinement. 

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