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Cinquième vague dans les hôpitaux: le portrait des patients n’est plus le même

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Depuis deux semaines au Québec, les décès quotidiens liés à la COVID-19 ont fortement augmenté, et le portrait des patients dans les hôpitaux n’est plus le même en cette cinquième vague.

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«Comparativement à la première vague, où tous les patients étaient intubés, ou en coma, ce n’est plus la majorité des patients aux soins intensifs actuellement», explique le Dr François Marquis, chef des soins intensifs à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont en entrevue à Mario Dumont. 

Le Dr Marquis remarque que les personnes vaccinées aux soins intensifs représentent actuellement 50% des cas, et 40% sur les étages. 

Si le pourcentage des gens vaccinés qui se retrouvent aux soins intensifs semble plutôt élevé, le Dr Marquis précise que ceux-ci souffrent aussi de maladies graves. 

  • Écoutez l’entrevue du Dr Germain Poirier, chef du Service des soins intensifs de l’Hôpital Charles-Le Moyne  

«Ce que la plupart de mes collègues partagent comme impression, c’est que nos doubles vaccinés aux soins intensifs ont souvent des maladies du système immunitaire, des médicaments qui modifient leur système immunitaire, des maladies chroniques, des cancers, des problèmes hématologiques», ajoute-t-il. 

Il remarque aussi que les patients qui ont été doublement vaccinés s’en sortent un peu mieux que ceux qui ne l’ont pas été. 

Par ailleurs, il constate que les patients atteints de la COVID-19, en plus d’avoir le coronavirus, ont une autre affection. 

«On en voit de plus de plus, et parfois, c’est l'"autre chose" qui mène au décès. Au moment de remplir le certificat de décès, ça m’est arrivé de dire que le patient est mort d’une infection [...] avec la COVID, et non pas le contraire», précise-t-il.   

Avec l’amélioration des traitements et la vaccination, le Dr Marquis observe que les patients aux soins intensifs arrivent plus qu’auparavant à passer au travers de la maladie, ce qui apporte un peu d’espoir. 

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