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Plus de 150 agents de sécurité embauchés en renfort à la SAQ

Ils seront déployés dans les succursales en appui aux employés permanents

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La Société des alcools du Québec (SAQ) veut éviter les débordements : elle a embauché plus de 150 agents de sécurité pour épauler les travailleurs de ses magasins, qui doivent exiger le passeport vaccinal de tous les clients à partir d’aujourd’hui.

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Sans fournir d’adresse précise, la SAQ a indiqué au Journal que ces agents de sécurité allaient être déployés « principalement dans de grandes succursales achalandées ». Leur tâche : « S’assurer que tout se déroule rondement ».

Il s’agit « majoritairement » d’employés provenant de l’entreprise Garda.

Dans la province, la société d’État compte plus de 400 succursales. L’exigence du passeport vaccinal ne s’appliquera pas dans les agences SAQ (quelque 430), qui sont situées dans des épiceries ou des dépanneurs. 

Malgré la présence des agents, ce sont tout de même principalement les salariés de la SAQ qui seront responsables de vérifier le statut vaccinal des clients à l’entrée de leur établissement, avec l’aide d’un téléphone cellulaire. 

La direction dit avoir encouragé ses gestionnaires à choisir en premier lieu des salariés « volontaires » pour appliquer cette nouvelle mesure et proposé à ses cadres d’effectuer « une rotation des employés » à la porte.  

  •  Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio :  

Inquiets du passeport

Ces derniers jours, plusieurs travailleurs de la SAQ ont confié qu’ils étaient inquiets de l’imposition du passeport vaccinal. Certains craignent les réactions que pourraient avoir certains clients lors de la vérification.

C’était notamment le cas de travailleurs dans une succursale de l’est de Montréal. 

« Il y a plein d’employés qui ont peur de faire face à des clients frustrés ou violents. Sérieusement, ce n’est pas mon rôle de faire de la sécurité à l’entrée. Si ça se corse, je ne vais pas demander le passeport vaccinal », nous a confié un préposé.

Pour sa part, la SAQ assure qu’elle a « fait le nécessaire » pour mettre cette mesure en place, a répondu le porte-parole, Yann Langlais-Plante, n’étant toutefois pas capable de chiffrer la facture pour la société d’État. 

« Pour les cellulaires servant à valider le passeport vaccinal de nos clients, nous avons fait affaire avec un OSBL qui recycle des cellulaires usagés, ce qui nous permet d’implanter la mesure à moindre coût », précise-t-il.

Deux appareils ont été envoyés dans chaque succursale, tout comme dans chaque succursale du réseau de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Contrairement à la SAQ, un agent de sécurité est déjà en poste à chaque magasin de la SQDC depuis 2018.

À partir de demain, tous les employés de la SAQ et de la SQDC qui ne sont pas vaccinés adéquatement ne pourront également plus acheter de l’alcool ni du cannabis dans les magasins, et ce, même s’ils continuent d’y travailler.

Ils devront faire leur emplette via le service en ligne. 

Sans pouvoir fournir de chiffres, la SAQ affirme ne pas avoir constaté « une augmentation extraordinaire » de ses ventes ces derniers jours, en raison de l’imposition du passeport vaccinal. 

Les délais de livraison en ligne sont également toujours de 5 à 7 jours.

– Avec la collaboration d’Olivier Bourque

Passeport vaccinal à la SAQ: un syndicat dit craindre pour la sécurité des employés   

Le syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ dit craindre le pire pour les salariés avec l’instauration dès mardi du passeport vaccinal dans les succursales de la société d’État.

Les mesures prises par la SAQ pour répondre à l’obligation du passeport vaccinal sont insuffisantes pour garantir la sécurité du personnel des succursales, croît le syndicat affilié à la CSN.

Le SEMB-SAQ-CSN réclame la présence d’un agent de sécurité en tout temps dans les succursales de la SAQ pour éviter des situations dangereuses aux employés s’ils doivent refuser eux-mêmes l’accès au magasin à des clients non vaccinés.

Devant l’absence de balises claires de la part de l’employeur, ce sont les employés qui doivent improviser les moyens à mettre en place pour organiser le contrôle de l’accès aux magasins, selon le syndicat.

«Notre impression c'est que la SAQ a choisi de gérer les risques, de ne réagir que si des situations intenables surviennent. Nous aurions préféré une approche de prévention visant à éliminer les risques autant que possible pour tout le monde», a déploré dans un communiqué la présidente du syndicat, Lisa Courtemanche.

Mme Courtemanche réclame un changement de cap de l’employeur pour assurer la sécurité des travailleurs.

- Avec la collaboration d'Agence QMI

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