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Un «congé non payé» pour des non-vaccinés

Un « petit nombre d’employés » écartés par Purolator

Des lecteurs ont récemment contacté Le Journal pour signaler que des travailleurs non vaccinés de Purolator ont été mis à l’écart. L’entreprise a confirmé cette information.
Photo tirée de Twitter Des lecteurs ont récemment contacté Le Journal pour signaler que des travailleurs non vaccinés de Purolator ont été mis à l’écart. L’entreprise a confirmé cette information.

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Des employés québécois de Purolator, qui ne sont pas entièrement vaccinés, ont été écartés de leur poste pour être mis « en congé non payé », a appris Le Journal.

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« Un petit nombre d’employés font preuve d’hésitation à l’égard du vaccin et nous avons mis les employés qui n’ont pas confirmé être entièrement vaccinés en congé non payé », a confirmé au Journal Courtney Reistetter, porte-parole de Purolator, qui a son siège social à Mississauga, en Ontario.

Ces derniers jours, le service de colis Purolator, détenu à 91 % par Postes Canada, a refusé de dire combien de ses employés québécois ont été écartés.

Pas de congédiement

« Aucun employé de Purolator n’a été congédié en raison de notre politique de vaccination en milieu de travail. La grande majorité des employés au Canada et au Québec ont confirmé être entièrement vaccinés », a-t-on assuré.

Chez les syndiqués des Teamsters, qui représentent 2250 travailleurs de Purolator au Québec, on dit respecter les employés, vaccinés ou non.

« Ce n’est pas à nous de juger de cela », a expliqué son porte-parole Stéphane Lacroix, en rappelant que les syndicats ont un « devoir de représentation ».

« Ce devoir-là est enchâssé dans la Loi du travail, alors quand un travailleur fait un grief, le syndicat est tenu d’y donner suite », a-t-il illustré.

« Loi du silence »

Hier, Bernard Cliche, avocat émérite en relations de travail et santé-sécurité chez Morency, s’est montré surpris de voir Purolator ouvrir son jeu.

« C’est un peu la loi du silence. Les gens aiment mieux ne pas en parler, tant du côté syndical que patronal », a-t-il observé, en ajoutant que chez Purolator, on ne parle pas de congédiement, mais de mise à pied temporaire sans solde.

Pour l’avocat, le vaccin peut être demandé pour certains postes. « S’il y a des livreurs qui vont dans les maisons, ça se justifie très bien d’exiger d’être vacciné », conclut-il. 

  • Début octobre, Ottawa a demandé aux fonctionnaires fédéraux de confirmer leur statut vaccinal. Ceux qui ont refusé de le faire ou d’être entièrement vaccinés ont été mis en congé administratif sans solde à la mi-novembre. 

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