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50 pharmacies distribueront la pilule anti-COVID

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Photo AFP

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Une cinquantaine de pharmacies partout au Québec seront désignées pour effectuer la distribution du précieux et rare médicament Paxlovid, qui prévient les infections graves de la COVID-19. 

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Même si les doses seront réservées aux patients susceptibles de développer des complications, des pharmaciens sont déjà sollicités de toutes parts par des patients et des médecins pour savoir s’ils ont droit au médicament, ou si des doses sont disponibles. 

De nombreux appels 

« On se fait déjà achaler, c’est comme ça, on est au bout de la chaîne », avoue le président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), Benoit Morin. 

Santé Canada a autorisé lundi dernier la distribution du médicament oral de la pharmaceutique Pfizer. Le Québec recevra environ 6200 doses pour les prochaines semaines. Selon les études, la pilule permettrait d’éviter jusqu’à 89 % les risques d’hospitalisation. 

Pour être efficace, il doit toutefois être pris dans les cinq jours suivant les symptômes. Le coût du traitement est d’environ 900 $. 

Ainsi, les patients vulnérables (souvent immunodéficients) qui ont reçu un test positif à la COVID-19 doivent rapidement communiquer avec l’infirmière pivot responsable de leur dossier, à l’hôpital. 

Selon M. Morin, les patients à risque sont souvent connus du milieu hospitalier. Un comité multidisciplinaire de l’hôpital décidera par la suite si le malade a droit au Paxlovid. Si oui, la pharmacie communautaire la plus proche sera appelée pour préparer l’ordonnance. 

De façon exceptionnelle, le médicament pourrait aussi être administré directement à l’hôpital, selon un document du ministère de la Santé et des Services sociaux. 

Étant donné la faible quantité de doses, M. Morin estime que chacune des 50 pharmacies préparera environ quatre ordonnances par jour. 

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Beaucoup de « trouble »

« C’est beaucoup de trouble pour pas grand-chose, mais certains veulent le faire par mission sociale », dit M. Morin. 

Le réseau de pharmacies sera complété d’ici la fin de la semaine par un comité indépendant. Elles seront réparties de façon à couvrir le territoire. 

M. Morin ajoute d’ailleurs qu’il est inutile de contacter directement les pharmacies, puisque la décision d’offrir le traitement ou non sera prise à l’hôpital. 

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