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Duhaime appelle à la levée de toutes les mesures sanitaires

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Le chef conservateur Éric Duhaime souhaite un «retour à la normale» dans la province et exige la levée de toutes les mesures sanitaires qu’il juge inefficaces puisqu’elles n’ont pas empêché la crise actuelle.

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«Il n’y a pas de fun au Québec, on a aboli le plaisir ici depuis trop longtemps. Il est temps de remettre le Québec sur la normalité des choses», a-t-il déclaré, mercredi, à l’Assemblée nationale, au moment où le nombre d’hospitalisations dues à la COVID-19 n’a pourtant jamais été aussi élevé.

Pointant la situation aux États-Unis, d’où proviennent des images de stades de football pleins à craquer, et en Angleterre, où le gouvernement s’apprête à annoncer la fin des restrictions sanitaires, l’ancien animateur de radio estime que les mesures mises en place par Québec doivent elles aussi être levées.

  •  Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec l’urgentologue Alain Vadeboncoeur sur QUB radio :

Fardeau de la preuve

Selon lui, le gouvernement Legault n’a pas prouvé qu’elles pouvaient être efficaces puisque, malgré deux ans de crise, le Québec est de retour au point de départ.

«Le fardeau de la preuve repose sur celui qui brime les libertés des citoyens, et malheureusement M. Legault ne nous a pas encore démontré», dit-il.

Mercredi, la province a rapporté 88 décès supplémentaires liés à la COVID-19, un chiffre similaire à la veille (89), alors que le nombre d’hospitalisations et de personnes aux soins intensifs a légèrement diminué au cours des 24 heures.

L’ancien animateur de radio plaide donc pour un déconfinement «graduel», à commencer par l’abolition immédiate du passeport vaccinal, une mesure non fondée scientifiquement selon lui, et la réouverture des restaurants.

«Ça fait deux ans que ça dure, à un moment donné, il faut qu’il y ait une sortie de crise. Ça prend une lumière au bout du tunnel. On a des Québécois qui sont désespérés. On a des problèmes de santé mentale comme on n’en a probablement jamais eu dans notre société», insiste-t-il.

Bien qu’il assure avoir consulté des «scientifiques» avant de faire cette proposition, il refuse de dévoiler leurs noms.

Capacité limitée

Aux soignants sur la ligne de front, dans les hôpitaux, Éric Duhaime dit de «cesser de penser que, parce qu’on a eu un couvre-feu de deux semaines, [ça] facilite leur travail».

La veille, face à cette situation qui demeure tendue dans les hôpitaux, le ministre de la Santé, Christian Dubé, estimait qu’il était pourtant trop tôt pour envisager un déconfinement.

«Notre priorité, pour moi, elle est claire, c’est de limiter les hospitalisations», avait-il indiqué en point de presse, en ajoutant comprendre «que les gens soient tannés».

«Nous invitons M. Duhaime à discuter personnellement avec du personnel de la santé, à les questionner sur leur quotidien, et leur charge de travail depuis 22 mois, afin qu’il comprenne l’ampleur de la crise que nous vivons actuellement», a réagi son cabinet mercredi.

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