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Nouveau DG du Canadien: Kent Hughes rentre à la maison

«Pour un gars d’ici, être le DG du Canadien, c’est l’occasion d’une vie» –Kent Hughes

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« Plus jeune, j’ai rêvé de jouer ici. Mais de devenir le directeur général du Canadien, c’est la deuxième meilleure option. » 

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Le nouveau directeur général du Canadien, Kent Hughes, était heureux de fouler la patinoire de l’équipe de ses rêves, aujourd'hui, au Centre Bell.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
Le nouveau directeur général du Canadien, Kent Hughes, était heureux de fouler la patinoire de l’équipe de ses rêves, aujourd'hui, au Centre Bell.

Kent Hughes a lancé cette petite phrase à la fin de sa première conférence de presse dans le siège de DG du CH. Dans son enfance, il s’imaginait sur la glace du Forum, comme bien des enfants de Beaconsfield, son lieu de naissance. 

À 51 ans, l’ancien agent de joueurs a finalement posé ses pieds sur la patinoire de l’équipe de ses rêves, mais il y avait un tapis sous ses pieds. Et il se trouvait au Centre Bell, à quelques coins de rue du mythique Forum. 

Hughes a répondu aux questions des journalistes dans un décor bien différent de celui de la salle de conférence habituelle. 

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Pour l’occasion, et pour faciliter la distanciation sociale, on a placé une table dans le territoire où le Tricolore attaque deux fois par match, et les scribes se retrouvaient dans la section 119. 

Question d’embellir la scène, on a également descendu l’immense écran géant pour y laisser le logo de l’équipe en arrière-plan. 

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Hughes était donc au centre de Jeff Gorton et de Geoff Molson. Si le décor était réussi, Hughes a également démontré avec beaucoup d’aplomb qu’il s’exprimait encore très bien dans la langue de Guy Lafleur, même s’il réside dans la région de Boston depuis plusieurs années. 

« C’est un retour à la maison pour moi, a-t-il dit d’entrée de jeu. J’accepte ce rôle avec beaucoup de fierté, c’est l’équipe de mon enfance. Pour un gars d’ici, être le DG du Canadien, c’est l’occasion d’une vie. Montréal demeure pour moi la plus grande ville de hockey, on y retrouve une passion des partisans sans pareille. »        

  • Écoutez l'entrevue de Mario Dumont avec Jean-François Chaumont sur QUB radio:   

Le prestige

Avant de dire oui à la proposition de Gorton et de Molson, Hughes a reçu un coup de fil de Bill Guerin, le directeur général du Wild du Minnesota. 

« Bill m’a téléphoné pour me parler de ma décision. Il m’a dit que le Canadien, c’est les Yankees de New York ou les Cowboys de Dallas. Voyons donc, ce n’est pas un choix compliqué. »

Plus d’une heure après la conférence formelle, Hughes donnait encore des entrevues pour la télévision ou la radio. 

« Au premier jour, on t’aime toujours, a répliqué l’ancien agent de Patrice Bergeron et Kristopher Letang. J’espère qu’il y aura encore ce même sentiment dans cinq ans ! »

Dans une brève entrevue au Journal, Hughes a reparlé de ses plus beaux moments de jeunesse. 

« Je repense aux années 1970, je suis né en 70. Je me souviens que le Canadien gagnait tout le temps [6 conquêtes lors de cette décennie]. C’était l’équipe de Guy Lafleur, Ken Dryden, Larry Robinson, Serge Savard, Guy Lapointe, Steve Shutt. J’ai encore ces équipes à cœur et ça fait maintenant 50 ans. Le CH avait aussi un style de jeu très excitant. J’avais la chance d’aller souvent au Forum avec mon père ou des amis. Je vivais des moments spéciaux, père et fils. Tu n’oublies jamais ça. »

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Lou, un modèle

Dans sa carrière d’agent, Hughes a travaillé avec une multitude de DG de la LNH. Il a passé assez de temps de l’autre côté de la table pour analyser les forces des meilleurs directeurs généraux. 

« Les meilleurs DG ont toujours un plan et ils ont la patience de ne pas réagir à court terme, a-t-il expliqué. Ils ont une vision pour l’organisation. Ils travaillent en équipe et ils ont un bon œil pour reconnaître le talent. »

« J’ai aussi la chance de travailler avec 31 autres équipes dans mon expérience comme agent. J’ai vu bien des choses. J’ai parlé à plusieurs de mes clients, pas juste de leur jeu. J’étais curieux de savoir comment les organisations fonctionnaient. J’ai des plans. »

Hughes a qualifié celui qu’on décrit comme le parrain des DG de la LNH de modèle. 

« Je n’aime pas dire juste une seule personne, mais j’ai toujours aimé et respecté Lou Lamoriello, a-t-il répliqué lors de sa discussion avec Le Journal. Quand je négociais un contrat avec lui, on parlait de chiffres pendant 15 minutes, mais la conversation durait deux heures. Il a toujours aimé raconter des histoires. J’ai toujours aimé le fait que Lou cherche à bâtir une famille. Dans un monde où il y a autant de pression, c’est primordial de sentir que tu appartiens à une famille. »

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Un mot à choisir ?

D’ici les prochaines semaines, Hughes aura énormément de travail devant lui afin de replacer le Canadien sur le droit chemin. 

À son deuxième jour dans son nouveau poste, il est resté assez vague sur la possibilité de se lancer dans une reconstruction.

« Le choix de mot n’est pas important pour moi. Reconstruction, rafistolage [retool] ou réinitialisation [reset]. Il faut construire une équipe qui peut gagner dans le futur. Je ne veux pas que ce soit pour un an ou deux ans. Je cherche à bâtir une équipe qui sera compétitive sur le long terme. »

« Il y a beaucoup de travail à faire. Mais j’ai la chance de placer mon empreinte sur l’équipe. »

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