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Avi-Life Lab: d’anciens salariés cherchent leur argent

Le fondateur d’Avi-Life Lab dit que tous ont été payés

Reza Sarhangpour Kafrani
Capture d'écran tirée de Facebbok L’homme d’affaires montréalais et fondateur d’Avi-Life Lab, Reza Sarhangpour Kafrani, fait face à d’importants chefs d’accusation aux États-Unis.

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L’homme d’affaires montréalais Reza Sarhangpour Kafrani, accusé aux États-Unis d’avoir exporté illégalement en Iran des machines pouvant servir à fabriquer des armes nucléaires, se défend de devoir des milliers de dollars à ses ex-employés dans le cadre de la faillite de son entreprise.

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Ces derniers jours, Le Journal a discuté avec des ex-travailleurs qui ont été remerciés en août dernier, quelques semaines après l’arrestation du fondateur d’Avi-Life Lab, spécialisée en recherche et analyses en laboratoire.  

Depuis juillet, c’est sa femme, Fatemeh Kazemi Kafrani, qui est aux commandes.  

« Cela a été une surprise [son arrestation] », raconte une ex-salariée, préférant taire son nom. Selon elle, Avi-Life Lab lui doit plus de 5000 $ en salaire, indemnités et vacances non payés. 

« Nous avions des difficultés avec lui avant son arrestation pour avoir notre argent. Parfois, la paye était le vendredi, parfois lundi, parfois même mardi », avance un autre ex-employé.

D’autres ont aussi indiqué avoir déjà eu des problèmes de versements irréguliers de leur paye et disent n’avoir toujours pas récupéré toutes leurs sommes. Avi-Life Lab comptait une dizaine de travailleurs. 

Dettes contestées

L’entreprise montréalaise aurait pour plus de 4,3 millions $ de dettes, selon le syndic MNP, ce que conteste M. Kafrani. « Les anciens employés ont tous été payés, incluant leurs vacances », martèle-t-il. 

Selon lui, le syndic fait aussi fausse route sur l’ampleur de ses dettes et la valeur de ses actifs. Il compte entreprendre des démarches pour corriger la situation. 

La valeur totale des réclamations des ex-employés ne se retrouve pas dans les documents du syndic. On y lit un montant figuratif de 1 $.

La CNESST n’a pas pu donner de détails sur les démarches entreprises par des ex-travailleurs puisque les plaintes et leur traitement sont confidentiels.  

Rappelons que M. Kafrani a plaidé non coupable aux accusations du gouvernement américain. 

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