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Contrôler le virus mondialement: «on est loin du compte», selon la Dre Liu

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Le faible taux de vaccination dans certains pays plus défavorisés nuit considérablement à l’effort mondial pour combattre la COVID-19.

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«La sortie de crise autant localement que mondialement va se faire lorsqu’on va avoir un contrôle sur la pandémie partout dans le monde. Une vaccination qui a atteint 60% oui, mais quand on regarde les populations à faible revenu on est en bas de 10%», mentionne la docteure Joanne Liu, professeure spécialiste des urgences pandémiques.

Les pays riches devront faire un effort supplémentaire pour aider ceux à faibles revenus, pour augmenter l’accès aux vaccins, sinon ils risquent d’avoir la mauvaise surprise de se buter à de nouvelles vagues.

«Pour arriver à la ligne d'arrivée, il faut vacciner une plus grande partie de la population mondiale, 10% dans les pays à faibles revenus, ce n’est pas suffisant pour atteindre une situation de contrôle», ajoute-t-elle.

Elle croit aussi que les pays occidentaux ont joué de chance jusqu’à maintenant avec le variant Omicron parce qu’il n’est pas aussi mortel que son prédécesseur.

«Oui, on a été chanceux parce que nous aurions pu avoir la combinaison d’une transmission aussi haute que l’Omicron, mais avec la mortalité aussi forte que le Delta et cela aurait été une combinaison très méchante. Oui, on est inquiet, mais ça fait encore partie des scénarios possibles, on espère qu’on ira vers l’autre tendance et que ça va être moins virulent», explique la professeure.

Un déconfinement à l’horizon?

Plusieurs pays commencent tranquillement à retirer des restrictions sanitaires comme en France, mais aussi en Ontario.

«C’est toujours un équilibre précaire à avoir entre les moyens ou les ressources pour absorber l’impact du virus au niveau des gens malades en externe, mais en interne aussi, au niveau des soins intensifs», mentionne la docteure.

Cependant, la spécialiste rappelle qu’au Québec nous devons rester très prudents.

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