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Éric Duhaime joue à un jeu dangereux

Éric Duhaime
Photo d'archives

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Éric Duhaime peut finir cette semaine en se disant mission accomplie.

Il a présenté une candidate connue dans Marie-Victorin, héroïne du mouvement antivaccin, Anne Casabonne.

Le dernier sondage Léger l’a crédité à 11 % des intentions de vote, le seul parti en montée.

Et il a conclu sa semaine en réclamant, ni plus ni moins, la levée des restrictions sanitaires.

Duhaime a obtenu ce qu’il recherche constamment : une énorme couverture médiatique.

Provocation

Lorsqu’il a pris la tête du Parti conservateur du Québec, nous aurions pu croire, hélas, à la création d’une nouvelle formation politique de droite. Un courant politique qui existe, mais sans relais politique.

Un parti qui proposerait d’abord des solutions à des réalités peu représentées dans nos discussions collectives : dette, efficacité et bureaucratie de l’État, choc démographique...

Des idées qui, à l’aube d’une élection portant plausiblement sur la santé, trouveraient un écho dans la population, comme l’ADQ en avait trouvé autrefois.

Or, Éric Duhaime n’a pas fait ce choix. 

Il opte plutôt pour une posture : celle de l’agitateur.

Comment peut-il réclamer sérieusement la levée des mesures au moment où les hôpitaux délestent comme jamais ?  

Quel culot faut-il avoir pour demander des assouplissements tout en étant celui qui dépend de la mouvance québécoise antivaccin, qui est en partie responsable des restrictions aussi contraignantes ? 

Il sait que cela ne fait aucun sens. Qu’il ne ferait pas cela s’il était aux commandes de l’État. 

Seulement, tout ce qui compte pour lui, c’est d’être suffisamment provocant pour se retrouver au centre de l’actualité. Et attiser la grogne générale.

Le réel ne l’intéresse pas. Les solutions, non plus.  

Éric Duhaime représente maintenant le variant québécois de certains politiciens, à l’ouest et au sud de nos frontières, qui enlisent le débat public par leurs illusions, leur brutalité et leurs outrances. 

En se cantonnant à un tel rôle, il prend un risque. 

Celui d’être un politicien propulsé par les mesures sanitaires et qui périra à la fin de celles-ci.  

Il risque de descendre aussi vite qu’il est monté.

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