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Féminicides à Sainte-Sophie: prison à vie pour avoir tué son ex et sa mère à la hache

Le tueur ne sera pas admissible à une libération conditionnelle avant 18 ans

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Photos tirées de Facebook et d'archives, Agence QMI Le 1er mars 2021, Benjamin Soudin, 33 ans, a tué son ex-conjointe et la mère de celle-ci dans une demeure de Sainte-Sophie. En mortaise, les victimes Myriam Dallaire, 28 ans (au centre), Sylvie Bisson, 60 ans (à droite) et l’accusé (à gauche).

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L’homme de 33 ans qui a tué à coups de hache son ex-conjointe et la mère de celle-ci en mars 2021 à Sainte-Sophie a écopé hier d’une peine de prison à vie sans possibilité de libération avant 18 ans.  

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Bien droit devant le tribunal, Benjamin Soudin, 33 ans, a tenu à s’excuser hier devant les proches endeuillés des victimes, son ancienne partenaire Myriam Dallaire, 28 ans, et sa mère, Sylvie Bisson, 60 ans. 

Une des procureures de la couronne, Me Jennifer Lepage, a lu une lettre émotive au nom de la famille, provoquant des sanglots chez ceux qui tenaient à être présents au palais de justice de Saint-Jérôme.         

  • Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault sur QUB radio   

 

Plus tôt, l’accusé avait plaidé coupable à deux chefs de meurtre second degré, et un chef de conduite dangereuse causant des lésions, pour ses gestes du 1er mars 2021.

Ce jour-là, le couple séparé depuis peu s’était querellé par textos avant que l’accusé ne décide de se rendre au domicile bigénérationnel de son ex à Sainte-Sophie.

C’est alors qu’il a asséné une dizaine de coups de hache à la mère de son bébé de quelques mois, ainsi qu’à Mme Bisson, arrivée sur ces entrefaites.

« Inquiet de ne pas voir sa femme revenir de chez sa fille », c’est le père de Mme Dallaire qui a fait la macabre découverte, peut-on lire dans l’exposé des faits.

« Mépris complet »

Le trentenaire a ensuite tenté de s’enlever la vie à son tour en causant un face-à-face à haute vélocité, à quelques kilomètres de la scène de crime.

« Le fait qu’il ait choisi pour ce faire un moyen qui a mis en péril la sécurité et l’intégrité physique d’un parfait inconnu [...] M. Soudin a démontré, si les gestes commis précédemment n’étaient pas suffisants, un mépris complet pour la valeur de la vie humaine », a indiqué la juge Catherine Perreault en ne mâchant pas ses mots.

Le conducteur de la voiture a pour sa part subi une vingtaine de fractures nécessitant plusieurs mois de réhabilitation. Il conservera « d’importantes séquelles de cette brutale collision », poursuit le document de cour. 

« Il a vécu dans la crainte de ne plus jamais pouvoir marcher. Il a cru qu’on devrait lui amputer un pied », a précisé la magistrate en rendant son jugement. 

Lourd passé judiciaire

L’accusé possédait déjà de lourds antécédents judiciaires en matière de violence qui lui ont valu des peines importantes, dont 52 mois de prison pour agression armée causant des lésions.

D’un commun accord, les parties ont ainsi recommandé une peine d’emprisonnement à vie sans admissibilité de libération conditionnelle avant 18 ans.

« Il n’y a aucune sentence, quelle qu’elle soit, qui ne pourra jamais réparer les torts posés, ni ramener Myriam et Sylvie à la vie, s’est désolée la juge avant d’entériner la suggestion. J’espère seulement que le plaidoyer de culpabilité ce matin va vous permettre de vivre leur deuil avec plus de paix. »

- Avec la collaboration de Christian Plouffe

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