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Le roi des calèches poursuit Montréal

L’ancien cocher réclame près de 200 000 $

Luc Desparois calèches
Photo d'archives, Agence QMI Le propriétaire des écuries Lucky Luc, Luc Desparois, alors qu’il pouvait encore pratiquer son métier de cocher dans le Vieux-Montréal à l’automne 2017.

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Un ancien cocher du Vieux-Montréal poursuit la Ville pour près de 200 000 $ en dommages-intérêts puisque son commerce a été interdit. 

Le propriétaire des écuries Lucky Luc, Luc Desparois, affirme que la décision de la Ville de Montréal de mettre un terme aux calèches dans son quartier historique l’a « lourdement endetté ».  

Rappelons qu’en 2018, l’administration de Valérie Plante avait adopté un nouveau règlement interdisant le commerce de transport de personnes au moyen d’une calèche, d’un traîneau ou d’une carriole sur le domaine public à partir du 1er janvier 2020.

Dans sa poursuite déposée mercredi, M. Desparois affirme qu’il doit désormais travailler comme préposé de stationnement, « gagnant beaucoup moins d’argent ». 

Il réclame donc 187 500 $ avec intérêts à la Ville de Montréal.

Au fil de ses 35 ans de carrière, celui qui était surnommé le « roi des calèches » à Montréal avait acheté à d’autres cochers sept des 24 permis disponibles sur le territoire montréalais.

Selon lui, « lorsque la Ville a approuvé le transfert des permis, elle [ne l’a] jamais informé [...] que son achat pourrait être perdu ou compromis un jour ». 

Lors de l’annonce de l’interdiction des calèches à Montréal, la Ville avait offert 1000 $ par cheval remis à une association de protection des animaux.

« C’est nous rire en pleine face », s’était alors insurgé Luc Desparois. Il avait refusé l’offre.

Habitué des tribunaux

Dans sa requête, M. Desparois dit avoir investi d’importantes sommes dans l’industrie des calèches, en plus d’avoir dû louer une écurie pour les chevaux et acheter de l’équipement essentiel afin de se conformer aux différents règlements municipaux.

Dans les dernières années d’exploitation de son entreprise, il avait été reconnu coupable d’avoir laissé un cheval en circulation à une température supérieure à 28 degrés Celsius et avait été accusé de maltraiter ses bêtes.

Rappelons que Luc Desparois n’en est pas à sa première présence devant les tribunaux dans ce dossier. 

En septembre 2020, il avait tenté, en vain, de faire invalider le règlement qui lui avait fait perdre son gagne-pain. 

- Avec Michaël Nguyen

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