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Devimco inquiète quant à l’avenir du Bassin Wellington

Serge Goulet, président de Devimco Immobilier.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Serge Goulet, président de Devimco Immobilier.

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L’abandon surprise du projet de villes-sœurs par le baseball majeur cette semaine ne met nullement un terme aux ambitions de développement du Groupe Devimco dans le secteur du Bassin Wellington, où l’on projetait la construction d’un stade.

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Ce qui n’empêche pas son président, en entrevue avec Le Journal, de se montrer particulièrement pessimiste face à l’avenir du secteur et des orientations que l’administration municipale pourrait lui imposer. Au risque même, dit-il, de retarder – peut-être pendant des décennies – tout développement du secteur.

« On est déçu, affirme Serge Goulet. Au moment où les gens désertent Montréal, que les tours de bureaux sont vides, qu’on est en train de tuer une génération de restaurateurs [...], on ne peut certainement pas se réjouir qu’un projet pareil [le retour du baseball] ne se réalise pas. [...] Montréal avait vraiment besoin de ce genre de grand projet là. »

Des investissements à oublier?

Cela dit, croit-il, ce secteur en friche du quartier Pointe-Saint-Charles, non loin de Griffintown et du Bassin Peel, demeure un actif de grande valeur. 

Devimco y a acquis pour un total de 700 000 pi2 depuis 2017. La Société immobilière du Canada est le deuxième propriétaire foncier en importance dans le secteur, avec 600 000pi2.

« Je ne pense pas que leurs valeurs [des terrains du secteur] soient affectées par la présence ou non d’un stade de baseball. »

Par contre, craint-il, le dépôt prochain par la Ville de sa vision de développement du secteur Bridge-Bonaventure - qui comprend le secteur du Bassin Wellington - pourrait avoir au contraire un effet dévastateur sur les 2,5 milliards $ d’investissements immobiliers à vocation mixte (commercial et résidentiel) que Devimco prévoyait dans le secteur.

La Ville bloquée en 1970

La Ville n’a pas encore annoncé ses couleurs. Elle doit le faire d’ici peu. Mais les signaux que Devimco perçoit lui font craindre le résultat d’« un exercice bâclé », un projet « décevant » et « dépassé », qu’on croirait sorti « des années 70 », sans station du REM et une densification « inférieure » aux banlieues. 

S’il s’avérait, ce scénario aurait pour conséquence de détourner Devimco de ses projets dans le secteur, dit-il. 

«Écoutez, nos terrains sont ̈zonés ̈ industriels (...) Depuis le début de la pandémie, tout le monde a besoin d’espaces industriels. (...) Nous, on va les louer sous le zonage actuel (industriel), sur un ou deux étages, et that’s it

« Je vais arrêter de me casser la tête avec la Ville. On a de l’ouvrage sur la Rive-Sud pour les dix prochaines années et ça roule l’enfer. C’est tout. »

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