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Splendeurs et misères de la Santé publique

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Dr Luc Boileau

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François Legault est exaspéré. Le ministre de l’Éducation est assiégé. Sa collègue responsable des sports est menottée.

Tel un phare dans la nuit, elle est devenue l’arbitre unique de tous ces débats. La seule vérité.

Or voilà, la pandémie nous a appris une chose. La Santé publique n’est pas infaillible. 

C’est ainsi que le gouvernement Legault, comme tous les autres d’ailleurs, se voit forcé d’affronter la tempête sur des sables mouvants. 

Ouvrir les fenêtres !

Le sempiternel débat sur la ventilation dans les écoles en est l’exemple parfait.

Voilà des mois que le ministre Jean-François Roberge est critiqué, conspué pour son refus d’installer des purificateurs d’air dans les écoles. Le voilà condamné à plaider qu’il n’y a rien comme ouvrir les fenêtres, même quand il fait un froid polaire dehors.

Entendons-nous, demander à des enfants de porter un gros chandail en classe est loin d’être la pire menace qui pèse sur leur parcours scolaire. N’empêche, il faut vraiment œuvrer dans une tour d’ivoire pour s’imaginer qu’une telle consigne ne mettra pas le feu aux poudres de l’alarmisme syndical et parental.

La planète a inventé des vaccins révolutionnaires en moins d’un an, mais au Québec on ventile nos écoles comme à l’époque du curé Labelle ! 

On peut reprocher au ministre Roberge de ne pas mettre son pied à terre face au dogmatisme de la Santé publique, mais il a promis de les écouter ! Alors que faire ?

L’INSPQ a peut-être raison de dire qu’il n’y a rien comme une bonne bouffée d’air frais pour réduire la charge virale dans une classe, tout comme elle a peut-être raison de dire que la preuve n’est pas faite à 100 % qu’un N95 est LE meilleur masque pour nos enseignants.

Mais est-ce que ces conclusions cadrent avec la réalité de nos écoles, de notre climat ?

La science 

Le chat est en quelque sorte sorti du sac avec le dépôt du rapport de la commissaire à la santé et au bien-être. 

Quelques paragraphes, passés presque inaperçus. Pourtant on y déplore la lenteur de l’INSPQ, son manque d’agilité et un « processus de publication d’avis scientifiques particulièrement rigide dans le contexte d’urgence ». Une institution vénérable, qui pratique une science absolument rigoureuse, mais qui peine à s’adapter aux sautes d’humeur d’un virus imprévisible !

Or c’est à cette institution que la Santé publique et le gouvernement s’en remettent pour leurs décisions ! 

Il ne s’agit pas ici de condamner la Santé publique et l’INSPQ. Au contraire, ces experts et scientifiques font un travail remarquable dans des conditions surréelles, atrophiées par des années de sous-financement.

Cependant, LA science n’est pas un dogme monolithique, mais le fruit de consensus qui évoluent au gré des connaissances qui s’approfondissent. Ne l’oublions pas.

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