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5 constats: Bronfman ne pouvait pas faire plus

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Capture d’écran TVA nouvelles Stephen Bronfman donnait l’impression d’un homme totalement démoli au lendemain de l’annonce du baseball majeur.

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L’image était forte. Stephen Bronfman était dans son bureau du centre-ville et il tentait de trouver des réponses pour expliquer la mort du projet de villes-sœurs avec Tampa Bay. On a vu un homme d’affaires émotif qui venait d’encaisser un des échecs les plus durs de sa carrière professionnelle. 

Même s’il était critiqué de toutes parts, le projet de villes-sœurs lui tenait à cœur. Ça venait toucher une corde sensible. Il voulait montrer à son père Charles qu’il était en mesure de ramener le baseball majeur à Montréal. 

Ça allait plus loin qu’un simple investissement. 

Il était prêt à mettre des centaines de millions sur la table pour faire revivre le baseball à Montréal. Son projet était ambitieux. Ridicule pour plusieurs observateurs, mais c’était l’option la plus viable pour lui et son groupe. C’était le plan A, B et C. 

Une expansion ? À un coût supérieur à 2 milliards $, Bronfman et son groupe n’auraient pas été capables de rentabiliser leur investissement. Illogique pour des hommes d’affaires aussi avertis.  

Après cette décision sans appel du baseball majeur, il y a un constat qui fait encore plus mal : Montréal n’est plus capable d’avoir une équipe à temps plein. Elle est maintenant marquée au fer rouge. C’est aussi douloureux que d’être atteint par un lancer. 

Claque au visage

En l’espace de deux semaines, le Québec a reçu deux claques au visage de la part de deux circuits majeurs de sport professionnel.

Les chances de revoir les Nordiques ou les Expos ont été anéanties. Du moins, pour les prochaines années. Il est difficile d’être « Expositif » depuis jeudi dernier. 

Ceux qui souhaitaient un peu de diversité dans le paysage sportif québécois devront s’armer de patience. On ne verra pas une ligue majeure revenir au Québec de sitôt.

Rien pour aider au climat de morosité qui s’est installé au cours des 22 derniers mois en raison de la pandémie. 

Pas sorti de l’auberge

Avant d’écouter le point de presse de Bronfman, j’ai écouté celui de Stuart Sternberg, le propriétaire des Rays de Tampa Bay. 

Il était sous le choc. Son langage non verbal parlait très fort. La volte-face du baseball majeur l’a pris de court. Pas de doute. 

Il a mentionné qu’il tenterait à nouveau de trouver un domicile à temps plein pour son équipe dans la région de Tampa. Ça sonnait faux dans sa bouche après toutes ses déclarations durant ses négociations avec la ville de St. Petersburg. 

Sternberg va maintenant regarder du côté de Tampa. S’il parvient à bâtir un stade à cet endroit, est-ce que les assistances s’amélioreront ? On peut en douter. Même s’ils ont participé aux séries au cours des trois dernières saisons, les Rays ont été incapables de remplir leurs gradins sur une base régulière. 

Difficile de penser que ce serait différent dans un nouveau stade. Il ne faut pas oublier que Tampa a toujours été un château fort des Yankees de New York depuis des décennies. Et les nombreux retraités aiment mieux regarder le baseball à la télévision que de se présenter au stade. 

Sternberg est de retour à la case départ et ses options ne sont pas nombreuses. Il sait très bien que le sablier a été tourné la semaine dernière. L’avenir de sa concession en sol floridien est plus incertain que jamais. 

2. Shapo et Félix sont plus matures  

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Photo AFP

Les parcours de Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime aux Internationaux d’Australie sont fascinants à suivre. Ils ont gagné en maturité. Ça paraît dans leur jeu et leur attitude sur le terrain. Ils demeurent concentrés sur leur objectif même s’ils connaissent des creux de vague durant leurs matchs. La différence est frappante depuis un an. Ils doivent maintenant acquérir une dernière chose pour s’installer au sommet : la constance. S’ils l’obtiennent, le tennis canadien n’a pas fini de vivre des moments historiques.  

3. Le racisme est encore bien présent  

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Photo d'archives, Agence QMI

Un joueur de la Ligue américaine a été suspendu pour 30 matchs pour un geste raciste à l’endroit du Québécois Bokondji Imama. Ça fait deux fois en autant d’années que ce dernier est victime de racisme sur une patinoire de ce circuit. On va lui souhaiter que ce soit la dernière fois. Par contre, il faut lever notre chapeau aux dirigeants de la LAH qui ont pris l’incident au sérieux et qui ont pris la bonne décision. Ils doivent espérer que cette suspension fasse réfléchir les autres joueurs. C’est un pas dans la bonne direction.  

4. Hughes a plusieurs dossiers chauds  

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

J’ai aimé la première impression de Kent Hughes lors de sa première conférence de presse. Ses réponses étaient intéressantes. Il a évité de faire des promesses qu’il ne pourrait pas tenir à court terme. Hughes devra être ingénieux pour sortir le Canadien des bas-fonds de la LNH. Sa première mission sera de faire le ménage parmi les lourds contrats octroyés durant l’ère Bergevin. Il doit trouver une façon de se donner une marge de manœuvre. Pour le moment, il a les mains liées avec plusieurs joueurs. La reconstruction va commencer par là.  

5. Gane n’a pas à rougir  

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Photo AFP

À l’UFC, le combat entre Francis Ngannou et Cyril Gane n’a pas donné droit à des échanges explosifs comme prévu. Ce fut davantage une partie d’échecs entre ces deux colosses. Ngannou a battu Gane sur son propre terrain et il mérite le titre de champion des lourds. Le Français, qui a amorcé sa carrière en arts martiaux mixtes au Québec avec TKO MMA, a manqué d’expérience à certains moments. Cependant, il n’a pas à rougir de sa performance. Il s’est bien battu dans les circonstances. Dans son cas, le meilleur est à venir. 

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