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Contre la vaccination de ses enfants: une mère antivax déboutée au tribunal

Ses enfants seront vaccinés, à la demande du père

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Une mère complotiste pour qui la vaccination est un « crime contre l’humanité » a perdu une partie de son autorité parentale sur ses enfants, si bien que le père pourra les faire vacciner. 

« Madame peut bien croire ce qu’elle veut, le tribunal préfère suivre les recommandations de la Santé publique », a tranché le juge Steve J. Reimnitz en déboutant la mère récemment au palais de justice de Drummondville.

La mère, que l’on ne peut nommer afin de protéger l’identité de ses filles de 9 et 14 ans, est une complotiste qui croit que le vaccin contre la COVID-19 contient une « puce d’identification », ou encore qu’il est fabriqué à base de cellules de fœtus avortés. 

Ces prétentions, fausses, ont été réfutées par de nombreux organismes sérieux, mais la femme semble y croire dur comme fer en raison de vidéos trouvées sur internet. 

Et c’est pour cela qu’elle s’oppose fermement à la vaccination de ses enfants, dont elle n’a pas la garde.  

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Me Sylvie Schirm sur QUB radio :   

Pression maternelle

« Elle affirme que le vaccin proposé est une “injection expérimentale” qui peut rendre stérile sa fille », a noté le juge. 

Pour mettre de la pression sur une de ses filles, elle avait même glissé un mot dans le sac de celle-ci afin de lui demander de « faire le bon choix » et de « refuser toute injection poison ».

Face à la rigidité de la mère, le père n’a donc pas eu d’autre choix que de saisir les tribunaux, en demandant que la mère se fasse retirer son autorité parentale en matière de santé. 

Intérêt des enfants

Il a fait valoir en preuve que les vaccins contre la COVID-19 étaient approuvés pour les enfants de 5 ans et plus, et que le Comité consultatif national de l’immunisation recommandait la vaccination chez les enfants.

Face à ces deux positions diamétralement opposées, le juge a finalement débouté la mère sur toute la ligne, déplorant que ses plaidoiries ne fassent que reprendre « les thèses complotistes, antivaccins, que l’on retrouve sur divers sites internet ».

« Il est dans l’intérêt supérieur des enfants des parties d’être protégés le plus rapidement possible par l’administration du vaccin que proposent les autorités de santé publique », a-t-il finalement conclu.

Notons que depuis le début de la pandémie, les tribunaux tranchent systématiquement en faveur de la vaccination. Et quand un parent saisit la justice, le dossier est généralement traité en priorité. 

Dans ce cas-ci, le père a attendu moins de deux semaines avant d’obtenir une décision favorable.

  • Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault sur QUB radio

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