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Beauce: il blesse son ami avec une carabine en voulant faire une blague

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Un homme risque de se retrouver derrière les barreaux pendant plusieurs mois pour avoir blessé un de ses amis avec une arme à feu alors qu’il voulait faire une blague. 

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Antoine Gagnon-Griffin, un ingénieur de 28 ans, a plaidé coupable, mardi, au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, à une accusation de négligence criminelle causant des lésions, ainsi qu’à une autre pour usage négligent d’une arme à feu.

Le 2 avril 2021, Gagnon-Griffin et des amis se trouvent dans un chalet à Saint-Isidore, en Beauce. À un moment donné, l’accusé est à l’extérieur avec sa carabine de calibre 22 et certains de ses amis sont de l’autre côté du lac. Dans le but de leur faire une blague, Antoine Gagnon-Griffin tire dans leur direction pour faire des «splashs» dans l’eau.

La première détonation n’a aucune conséquence, mais au deuxième coup de feu, le projectile ricoche et vient se loger près du poumon gauche d’un de ses amis.

«Monsieur va s’écrouler [et] on comprend qu’il est atteint», a mentionné la procureure de la Couronne, Me Marie-Andrée Veilleux, en relatant la trame des événements devant le tribunal. Heureusement, la blessure subie par la victime n’a jamais mis sa vie en danger.

En reconnaissant sa culpabilité à l’accusation de négligence criminelle causant des lésions, Gagnon-Griffin s’expose à 10 ans de détention. Pour la seconde accusation, il risque deux ans.

Mais la défense demande la clémence du tribunal et réclame une absolution inconditionnelle avec un don de 1500 $, puisqu’un dossier criminel nuirait à la carrière d’ingénieur de l’accusé.

De son côté, la Couronne demande une peine dissuasive.

Même si l’accusé a témoigné des remords et de la honte de manière émotive devant le tribunal, Me Veilleux a laissé savoir que «dans des cas de négligence, ce n’est jamais l’intention de la personne de blesser [autrui]».

«Pour dissuader, pour que les gens comprennent, il faut qu’une peine importante soit imposée. Il faut qu’on comprenne que c’est pas juste une niaiserie, une blague et qu’on peut se permettre de tirer des coups de feu comme ça», a déclaré Me Marie-Andrée Veilleux, en réclamant une sentence variant entre 12 et 15 mois de prison.

Antoine Gagnon-Griffin doit revenir en cour le 31 mars prochain pour connaître sa peine.

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