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Castonguay et la nouvelle tendance

Émilie Castonguay
Photo courtoisie

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Qu’Émilie Castonguay lance une nouvelle tendance en occupant dorénavant un poste stratégique dans l’organigramme d’une équipe de hockey, c’était à prévoir.

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Mais qu’elle soit embauchée par les Canucks de Vancouver, c’est une surprise. Après tout, n’avait-elle pas alimenté les discussions dans le cadre du processus de sélection du nouveau directeur général du Canadien ?

On a toujours prétendu qu’elle possédait toutes les qualités pour remplir des fonctions très importantes dans les opérations quotidiennes d’un club.

Par exemple, dans le rôle de DG ou bien DG adjointe ?

Mais bon, le Canadien a arrêté son choix sur Kent Hughes, un ex-agent de joueurs. Cette décision amenuisa alors ses chances d’occuper le rôle de directrice générale adjointe. Pourquoi un(e) autre agent(e) ?

Dans les faits, les Canucks avaient également manifesté un intérêt pour cette agente possédant un curriculum vitae fort intéressant.

Le président des opérations hockey, Jim Rutherford, a confirmé la nomination d’Émilie Castonguay, hier matin.

Est-elle la première à occuper le poste d’adjointe au DG ? 

Plusieurs soulignent qu’elle sera la deuxième femme dans l’histoire de la LNH à remplir ce rôle après Angela Gorgone, qui avait été promue au poste de directrice générale adjointe chez les Mighty Ducks d’Anaheim en 1996.

Mais il est clair que si la tendance se maintient...

Et elle se maintiendra. Et pourquoi pas ?

Compétences et connaissances

Au cours des dernières saisons, plusieurs femmes ont fait leur entrée dans le monde administratif du hockey professionnel. Il était temps qu’on reconnaisse leurs compétences et leurs connaissances. Et on ne doute aucunement qu’elles apporteront de nouvelles idées.

Donc, en l’espace de sept jours, deux ex-agents exerceront un impact au niveau de la sélection des effectifs et des transferts du personnel.

Kent Hughes s’est joint au Canadien, lundi dernier, et maintenant, Émilie Castonguay accepte de se joindre aux Canucks avec un solide bagage d’expérience. Elle connaît bien les autres directeurs généraux de la ligue, elle les a côtoyés au cours des dernières saisons négociant les contrats de ses clients et partageant également leur vision sur le monde du hockey.

À Vancouver, elle négociera des ententes, mais dans une autre perspective. Elle défendra les intérêts des Canucks. Pas ceux d’un joueur comme Antoine Roussel, qui il y a quelques mois évoluait à Vancouver avant d’être cédé aux Coyotes de l’Arizona. Il était représenté par Émilie Castonguay.

Ce n’était qu’une question de temps avant que les femmes ne soient invitées à se joindre à des formations dans des rôles de premier plan. France Margaret Bélanger est maintenant la présidente sports et divertissement du Canadien et exerce un impact majeur auprès de la LNH. 

Recrutement et développement

Concernant le recrutement et le développement des joueurs, on compte plusieurs dames. Les Maple Leafs de Toronto ont confié le département du développement des joueurs à Hayley Wickenheiser et à Danielle Goyette. Cammi Granato occupe un poste important au sein du recrutement du Kraken de Seattle.

Et Danièle Sauvageau, ancienne entraîneuse de l’équipe olympique du Canada, devrait éventuellement occuper un poste de décision dans l’organigramme d’une formation de la LNH.

Également, au fil des dernières années, plusieurs femmes ont été invitées par les équipes professionnelles pour dresser des programmes de patinage de puissance, une expérience qui a profité à plusieurs joueurs.

Fini le country-club

Bref, les femmes ont réussi à convaincre qu’elles avaient leur place au sein d’une équipe de hockey.

Le temps où les directeurs généraux avaient leur petit country-club est révolu. Aujourd’hui, les postes de décision regorgent d’agents, d’avocats et de femmes.

Les critères de sélection ont été modifiés par une nouvelle génération d’administrateurs.

Les exigences du plafond salarial, le recrutement des joueurs et leur développement, la gestion des filiales, jadis, un directeur général pouvait accomplir son boulot avec un adjoint. Maintenant, ce n’est plus possible.

Et derrière le banc, ils sont maintenant très nombreux à soutenir l’entraîneur-chef.

Par conséquent, le jour où une femme se retrouvera dans ce groupe n’est pas loin.

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