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Jeux olympiques de Pékin: coup du destin pour David Desharnais

David Desharnais se félicite de ne pas avoir pris sa retraite

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Photo d’archives David Desharnais a fait partie de l’organisation du Canadien pendant 10 ans.

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Il y a de ces décisions qui ont un impact inattendu sur une carrière. Comme celle qu’a prise David Desharnais il y a quelques mois et qui, grâce à un coup du destin, a mené l’ancien du Canadien jusqu’aux Jeux olympiques de Pékin.

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« J’avais pensé arrêter le hockey l’été dernier. Mais j’ai pris la décision de continuer, et il y a de belles petites surprises comme ça qui viennent me récompenser », a raconté Desharnais au Journal, mardi, peu après le dévoilement de l’équipe qui représentera le Canada en hockey masculin. 

L’attaquant québécois est au nombre de 25 joueurs choisis par le directeur général Shane Doan pour aller en Chine (voir ci-contre) en remplacement des hockeyeurs de la Ligue nationale, qui se sont désistés en raison des risques liés à la pandémie de COVID-19. 

Mais malgré le bonheur d’une pareille nouvelle, Desharnais demeure lucide.

Exilé en Suisse depuis trois saisons — où il porte les couleurs du Fribourg-Gottéron —, il reconnaît qu’il n’aurait jamais pu arborer l’unifolié sur son chandail sans ce nouveau retrait des joueurs de la LNH, quatre ans après Pyeongchang. 

« Dans un monde normal, je n’avais aucune chance de faire partie de l’équipe olympique, a-t-il souligné. Mais, présentement, on n’est pas dans un monde normal, et ça prend des joueurs pour y aller. Il faut prendre le positif et je suis très fier de représenter le Canada. » 

La persévérance a payé

Le vétéran de 35 ans se félicite aussi d’avoir continué sa carrière après ses derniers coups de patin avec les Rangers de New York, il y a quatre ans. 

Une autre décision qui, sans qu’il s’en soit douté à l’époque, bien sûr, l’a mené jusqu’aux JO. 

« Le fait de ne pas avoir abandonné le hockey après la LNH, d’avoir persévéré, d’avoir joué à un niveau de jeu acceptable et d’avoir continué à m’améliorer, ça m’a donné cette chance-là », a soulevé le hockeyeur de Laurier-Station, près de Québec. 

Cette saison, le petit attaquant montre un dossier de 30 points, dont 11 buts, en 37 rencontres dans la première ligue suisse. 

La COVID-19...

Même s’il se réjouissait de la nouvelle mardi, Desharnais n’excluait toutefois pas la possibilité que cette chance unique de représenter son pays aux Olympiques soit gâchée par la COVID-19, dans un triste revirement du sort. 

« Il y a tellement de choses qui peuvent arriver d’ici là, a-t-il dit. On sait qu’on fait partie de l’équipe, mais on peut être testé positivement à la COVID. Tant qu’on n’est pas dans l’avion, et même rendu en Chine, on ne sait pas comment ça va virer. » 

Des retrouvailles

Avant de quitter la Suisse pour Pékin, où le tournoi de hockey masculin prendra son envol le 9 février, Desharnais retrouvera dans les prochains jours quelques visages connus, lors du camp d’entraînement qui se déroulera à Davos. 

Il renouera avec ses anciens coéquipiers Daniel Carr et Mark Barberio, mais aussi avec les Québécois Jason Demers et Maxim Noreau. L’équipe canadienne s’envolera pour la Chine le 2 février.  

Ce seront aussi les retrouvailles avec Claude Julien, l’entraîneur-chef du Canada en remplacement de Jon Cooper, qui l’a dirigé le temps de cinq matchs avec Montréal, en 2016-2017.

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