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«Femme, je te tue», une série percutante sur les féminicides

Animée par Ingrid Falaise et Sarah Bernard, la série documentaire «Femme, je te tue» prendra les ondes d’Investigation mardi.
PHOTO COURTOISIE, BELL MEDIA Animée par Ingrid Falaise et Sarah Bernard, la série documentaire «Femme, je te tue» prendra les ondes d’Investigation mardi.

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Après une année marquée par un nombre record de féminicides (18), Bell Média a voulu donner la parole aux familles des victimes dans une nouvelle série documentaire frappante, présentée sur Investigation, dès mardi. 

Déclinée en huit épisodes de 30 minutes, Femme, je te tue, produite par Anémone Télé en collaboration avec Bell Média, revient sur certains féminicides qui ont marqué le Québec ces dernières années.

Animée par l’autrice et actrice Ingrid Falaise et la journaliste et recherchiste spécialisée en affaires criminelles Sarah Bernard, la série revisite les événements qui ont conduit aux meurtres de Clémence Beaulieu-Patry, Marylène Lévesque, Sonia Raymond, Milia Abrar, Francine Bissonnette, Jaël Cantin, Josiane Arguin et Véronique Barbe.

L’idée derrière cette série documentaire poignante, et horrifiante par moment, était d’exposer l’histoire de ces femmes, «mais d’aller aussi au-delà du simple fait divers, avec une dimension humaine, pour que la femme soit au cœur de sa propre histoire. Pour que le public se souvienne d’elles et non de leur meurtrier», a fait valoir la réalisatrice Mariane McGraw, lors d’une table ronde à laquelle l’Agence QMI a participé.

Pour raconter le fil des événements, les témoignages des proches des victimes se marieront au langage de la série policière, rappelant le meurtre, l’enquête et le procès.

Les cas choisis pour faire l’émission revêtent différentes formes et différents contextes, mais avec le même motif d’«entitlement», soit le droit que les hommes s’accordent pour tuer une femme, qu’ils soient un conjoint, un parfait inconnu ou une simple connaissance.

«On aurait pu faire 18 épisodes justes avec les événements qui se sont passés au cours de la dernière année. Ça démontre que le problème est majeur et que c’est un immense problème de société», a confié Ingrid Falaise, aussi collaboratrice au contenu, admettant qu’il s’agissait de la série la plus émotive qu’elle ait eu à animer.

«“Femme, je te tue” c’est un titre qui dérange, qui heurte, qui provoque, mais ce sont les mots qui sont utilisés par la plupart de ces agresseurs-là, qui s’autorisent à tuer. C’est un titre porteur et nécessaire. On en parle, on le nomme sans flafla, de façon véridique et authentique», a-t-elle poursuivi, rappelant la nécessité de se questionner sur la façon d’être un vecteur de changement.

Pour Sarah Bernard, Femme, je te tue était l’occasion d’offrir un regard de l’intérieur pour comprendre les enquêtes qui ont suivi ces horribles crimes, mais aussi la psychologie humaine et le système judiciaire. Pour ce faire, elle est notamment allée à la rencontre d’experts tous azimuts.

«Ce sont des histoires qui sont difficiles à entendre, à raconter, mais c’était notre mission d’exposer les différents visages de cette violence faite aux femmes et quelle chance d’avoir une plateforme comme Investigation pour attirer l’attention sur ce fléau social», a indiqué Sarah Bernard.

La plupart des histoires racontées dans la série ont été résolues, mais certaines, comme l’affaire Milia Abrar, n'ont toujours pas été élucidées. «En parlant aux proches, on se rend compte qu’ils ont une idée de qui peut être le meurtrier et on espère que l’émission rouvrira l’enquête», a souligné Ingrid Falaise.

D’ailleurs, l’équipe de Femme, je te tue a travaillé avec la Sûreté du Québec et le Service police de la Ville de Montréal pour raconter cette histoire.

En 2020, une femme a été tuée tous les deux jours et demi au Canada.


Femme, je te tue prendra les ondes d’Investigation le mardi 25 janvier à compter de 22 h. Le premier épisode de la saison pourra également être visionné sur Noovo.ca après sa diffusion.

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