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Un ex-député réclame des réductions sur les prix des billets d’avion dans la province

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Des voix continuent de s’élever dans les régions du Québec pour réclamer au plus vite des actions du gouvernement pour réduire le prix des billets d’avion, notamment celle de l’ex-député de Gaspé Gaétan Lelièvre, qui a ajouté sa voix à ceux qui souhaitent le démarrage d’une coopérative de transport aérien. 

Voyager entre les régions du Québec coûte cher. L’Institut de recherche en économie contemporaine l’a récemment démontré dans une étude.

L’ex-député de Gaspé et ex-ministre délégué au Développement des régions Gaétan Lelièvre, aujourd’hui consultant, en arrive à la même conclusion, affirmant qu’un billet d’avion pour voyager au Québec est un produit de luxe.

Dans un rapport qu’il a rédigé et qui prend la forme d’un plaidoyer en faveur d’une intervention de l'État pour l’amélioration du transport aérien régional, il cite en exemple un prix de plus de mille dollars pour un aller-retour entre Montréal et Gaspé. Dans d’autres provinces canadiennes, les prix sont parfois 2 fois moins élevés pour des distances comparables.

Il croit que cette différence de prix s'explique par un manque de concurrence.

Selon Gaétan Lelièvre, le gouvernement du Québec, lui-même un grand client des compagnies aériennes, perd des dizaines de millions de dollars dans la situation actuelle.

«Ces compagnies ne sont définitivement pas performantes, ne livrent pas de marchandise et n’ont pas trouvé la bonne façon d’offrir un service de qualité, efficace et accessible pour une majorité de citoyens et citoyennes. Le gouvernement est aux prises avec un choix déchirant: soit prendre l’intérêt des transporteurs aériens en place ou prendre les intérêts de la population», a-t-il déploré.

Gaétan Lelièvre pense que le gouvernement pourrait lancer des appels d'offres pour ses achats de billets d’avion et exiger des compagnies aériennes un prix plafond pour tous leurs clients.

Il estime aussi que le gouvernement doit trouver une façon de favoriser le démarrage de la coopérative d’aviation TREQ.

L’ex-maire de Sept-Îles Réjean Porlier milite aussi en faveur du démarrage d’une coopérative. Croyant qu’il s’agit de la seule solution viable pour assurer le développement des régions, il continue de s’impliquer malgré son retrait de la politique. Il estime que le gouvernement est fortement influencé par les compagnies aériennes existantes.

«Est-ce que ça veut dire que ça va être encore des subventions pour maintenir un système inadéquat et contre-performant? Est-ce que c’est ça l’avenir des régions ou enfin on va réaliser que ça prend une saine concurrence et des joueurs prêts à jouer cette partie-là? TREQ, oui. Pourquoi? Le mode coopératif a souvent fait la différence au Québec dans bien des dossiers. Pourquoi pas l’essayer?»

Au cabinet du ministre des Transports, François Bonnardel, on indique que le dossier du transport aérien est complexe et que le travail se poursuit pour élaborer un plan qui pourrait être annoncé prochainement.

Du côté du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, interpellé pour le démarrage de la coopérative TREQ, on indique qu’aucune annonce ne sera faite tant que son collègue des Transports n’aura pas dévoilé sa politique.

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