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COVID-19: 51 cas du «petit frère» d’Omicron détectés au pays

Le sous-variant BA.2 a déjà été identifié chez cinq voyageurs en transit à Montréal

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La Santé publique fédérale a confirmé la présence au pays de 51 cas du sous-variant d’Omicron, des cas qui proviendraient « principalement de voyageurs internationaux ».

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L’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) confirme que le sous-variant BA.2 « a été détecté par séquençage chez cinq voyageurs ayant transité par Montréal jusqu’à maintenant » sans préciser si ces voyageurs se trouvent toujours au Québec.

Le sous-variant BA.2 est connu en France comme le « petit frère » d’Omicron, dont l’appellation scientifique est BA.1. 

Il diffère de la première mouture d’Omicron, notamment par son spicule, qui recouvre la membrane extérieure du virus. 

« Le BA.1 est responsable de la grande majorité des infections, mais le BA.2 serait présent dans une quarantaine de pays », mentionne Benoit Barbeau, microbiologiste à l’UQAM. 

Peu de choses sont encore connues de ce sous-variant de la COVID-19, mais des études préliminaires tendent à démontrer qu’il n’est pas plus virulent que les formes précédentes du variant. 

« Nous en saurons plus dans les prochaines semaines. Si ce sous-variant est aussi contagieux que le BA.1, il va s’imposer rapidement », explique le professeur Barbeau.  

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« À l’heure actuelle, les preuves sont très limitées pour déterminer l’impact des différences entre le BA.1 et le BA.2 », explique Anne Génier, porte-parole de Santé Canada.

Québec suit de près

Au Québec, la Direction nationale de santé publique confirme au Journal suivre de près l’évolution de ce nouveau variant, en collaboration avec les équipes de l’INPQ.

« Nous tenons à rappeler qu’il est important de poursuivre nos efforts pour augmenter la couverture vaccinale au Québec, notamment avec la troisième dose. Le vaccin demeure la meilleure protection contre les formes graves de la maladie, incluant les variants qui circulent actuellement », mentionne par courriel la porte-parole du ministère de la Santé, Laura Fitzback.

Pandémie en transition

L’Organisation mondiale de la santé a appelé les pays à garder le sous-variant à l’œil en raison de sa forte contagiosité. L’agence de l’Organisation des Nations unies (ONU) demande aux pays d’investiguer le variant, question d’être certain de son potentiel.

Pour l’infectiologue et microbiologiste Karl Weiss, les effets du sous-variant BA.2 marquent le début d’une transition de la pandémie de COVID-19 vers une maladie infectieuse endémique. 

« C’est la première d’une longue lignée de mutations du virus avec laquelle il faudra apprendre à composer », dit le médecin de l’Hôpital général juif de Montréal.


Un troisième sous-variant d’Omicron, le BA.3, est également en observation.

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