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Hôpitaux: la situation est toujours catastrophique

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L’allègement des mesures sanitaires annoncé mardi par le gouvernement Legault est difficile à comprendre pour certains intervenants qui constatent que la situation est toujours difficile dans les hôpitaux. 

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C’est le cas du Dr Joseph Dahine, médecin intensiviste à l'hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, qui continue de voir les patients COVID affluer, et les non-COVID, plus malades que jamais. 

L’allègement des mesures sanitaires est «un peu difficile à comprendre pour le commun des mortels et même pour nous sur le terrain», explique-t-il en entrevue à Mario Dumont. 

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Le principe directeur de toute annonce ou dialogue entre le gouvernement et le public, doit être empreint de confiance, et pour qu’il y a ait cette confiance, il faut de la cohérence. La semaine passée on parlait du guide de priorisation pour les hospitalisations», note-t-il.

Alors que le gouvernement permet une réouverture des restaurants et cinémas en alléguant que les éclosions n’y sont pas, «pourquoi les avoir fermés», se demande le Dr Dahine. 

«C’était très drastique les fermetures à Noël, jour de l’An, on se rappelle. Si c’était pour dire aux gens que la situation était catastrophique dans les hôpitaux, bien on est encore là. C’est un peu ça quand je parle de recherche de cohérence», ajoute-t-il. 

Le spécialiste en médecine d’urgence a constaté la semaine passée que le nombre de patients qu’il traitait aux soins intensifs a beaucoup augmenté.

«J’ai terminé ma semaine de garde avec le double de patients que quand j’avais commencé. On a fini avec 10 patients aux soins intensifs, plus deux qui sont là depuis plus d’un mois!»

Même si certains signaux semblent indiquer une possible baisse des hospitalisations à venir, ce n’est pas le cas aux soins intensifs, où cela risque de prendre plus de temps.  

«On a joué dans ce film encore et encore depuis deux ans. Le système de santé va être sous pression pendant plusieurs semaines, pendant des mois à venir avant que les cas de COVID diminuent et que les patients quittent», estime-t-il. 

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