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La loi 21 modifiée: un gouvernement de QS permettrait le port de signes religieux pour enseigner

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois
Photo d'archives, Stevens Leblanc Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois

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Un gouvernement de Québec solidaire modifierait la loi 21 pour permettre aux gens qui portent des signes religieux d’enseigner dans les écoles.

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L’élaboration de la plate-forme électorale des solidaires en vue du scrutin d’octobre 2022 n’est pas encore terminée. Mais, si son parti prend le pouvoir, Gabriel Nadeau-Dubois est déjà en mesure de promettre que la Loi sur la laïcité de la CAQ sera changée.   

«Dans un gouvernement solidaire, les femmes, peu importe leur religion, pourraient enseigner dans nos écoles. Ça, c'est clair», a-t-il affirmé mercredi, au premier jour du caucus de préparation à la rentrée parlementaire qui a réuni mercredi les députés de QS au Parlement. La logique s’applique également aux hommes arborant un signe religieux, a précisé par la suite une attachée de presse du parti.         

  • Écoutez Jean-François Lisée et Thomas Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio :  

La position précise que prendront les solidaires sera annoncée bien avant la prochaine campagne électorale, a assuré leur chef parlementaire. «On est en train de décliner les différentes mesures qui ont été adoptées à notre dernier congrès», a insisté le député de Gouin.   

Les riches payeront plus

QS se présente comme la véritable alternative à la CAQ de François Legault. Et pour financer davantage de soins à domicile, les Québécois qui gagnent plus de 96 000$ – l’équivalent du salaire de député – verront leur impôt augmenter sous un gouvernement solidaire.

«L'argent ne tombera pas du ciel. Il va falloir aller le chercher quelque part. On va aller le chercher à plusieurs endroits, mais, oui, les contribuables très fortunés au Québec vont devoir faire leur juste part», a convenu GND. 

Emmerder les non-vaccinés

Il reproche d’ailleurs au premier ministre sa gestion de la pandémie, mais surtout la fameuse «taxe santé» qu’il veut imposer aux non-vaccinés au détriment de l’universalité des soins. Selon lui, cette mesure contre-productive va à l’encontre des «valeurs québécoises».   

«Emmerder les non-vaccinés, ce n'est pas une stratégie de sortie de crise, c'est une stratégie politique d'un gouvernement qui a perdu le contrôle. Donner des amendes aux non-vaccinés, ça n'ouvre pas de lits dans nos hôpitaux, ça ne ramène pas d'infirmières, ça ne diminue pas la contagion», dit-il.   

C’est une mesure qui contribue à «diviser» les Québécois et qui ne profite qu’au Parti conservateur d’Éric Duhaime, a renchéri GND.  

QS suggère plutôt des «brigades vaccin» chargées de cogner aux portes des citoyens dans les quartiers où le taux de vaccination est moins élevé que la moyenne. «Avoir des conversations avec les gens dans leur langue, même si ce n'est pas le français ou l'anglais, répondre à leurs questions, calmer les anxiétés et les diriger vers des cliniques mobiles de proximité ou même prendre des rendez-vous de vaccination à domicile. Il faut rapprocher le vaccin des gens», plaide GND.   

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Gabriel Nadeau-Dubois, Chef parlementaire de Québec solidaire et député de Gouin sur QUB radio : 

Questions éthiques

La cheffe libérale, Dominique Anglade, a également émis d’importantes réserves quant à la contribution santé de François Legault, mercredi, en soulignant que celle-ci pourrait être contraire à l’esprit d’un système de santé universel. 

Elle craint un «glissement» si le Québec ouvre la porte à un tel principe, en plus de douter de l’efficacité d’une telle mesure, qui soulève des questions éthiques et légales.   

«A priori, je ne vois pas comment on va être en faveur d’une telle mesure. Maintenant, on va attendre ce qui va être déposé, parce qu’on spécule et qu’on n’a pas les documents ou quoi que ce soit par rapport à cette mesure-là, qui semble assez improvisée de la part du gouvernement», a-t-elle dit.  

– Avec la collaboration de Patrick Bellerose

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