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Le Kremlin juge «destructive» l'idée de sanctions contre Poutine

Le Kremlin juge «destructive» l'idée de sanctions contre Poutine
Photo d'archives, AFP

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Moscou | Le Kremlin a qualifié mercredi de «destructive» l'idée de sanctions contre le président russe Vladimir Poutine, évoquée la veille par son homologue américain Joe Biden en cas d'invasion de l'Ukraine. 

«Politiquement, ce n'est pas douloureux, c'est destructif», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, estimant que ces sanctions n'auraient pas d'effet.

Mardi, à une journaliste qui lui demandait s'il pouvait envisager de sanctionner personnellement le président russe, Joe Biden a répondu «Oui», puis «Je peux le concevoir».

  • Écoutez l'entrevue de l'envoyée spéciale du magazine L'OBS en Ukraine, Sara Daniel, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

Si la Russie «envahit tout le pays», ou «même beaucoup moins» que cela, il y aura «d'énormes conséquences» et cela «changerait le monde», a encore indiqué le président américain.

Joe Biden n'a toutefois pas précisé la nature de ces éventuelles sanctions contre M. Poutine.

Lorsque Washington sanctionne des personnalités étrangères, cela passe, le plus souvent, par un gel de leurs avoirs et une interdiction de transaction avec les Etats-Unis.

M. Peskov a lui souligne que la loi russe interdit en principe aux hauts responsables du pays de posséder des avoirs à l'étranger, estimant donc que de telles mesures «ne sont pas du tout douloureuses» pour les autorités.

La Russie a déployé ces derniers mois des dizaines de milliers de soldats aux frontières de l'Ukraine et multiplié les manœuvres, faisant craindre une invasion. 

Si Moscou dément tout projet en ce sens, le Kremlin insiste sur des garanties écrites pour sa sécurité, y compris sur la promesse que Kiev n'intègrera pas l'Otan.

Après une série de pourparlers diplomatiques en Europe la semaine dernière visant à désamorcer la crise, une réunion des conseillers diplomatiques des présidents russe, ukrainien, français et du chancelier allemand doit avoir lieu mercredi, au format dit de «Normandie», où Paris et Berlin jouent les rôles de médiateurs.

«J'espère que ce sera une bonne discussion, ouverte et qui aboutira à un maximum de résultats», a dit Dmitri Peskov.

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