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L’Ontario refuse encore d’acheter plus d’électricité québécoise

Le gouvernement Ford soutient notamment que les tarifs proposés sont trop élevés

Francois Legault Doug Ford
Photo tirée de Twitter La précédente tentative de convaincre l’Ontario de devenir plus que seulement le troisième marché d’Hydro-Québec remonte à septembre 2020. Les premiers ministres François Legault et Doug Ford en avaient discuté devant une bière.

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Si l’Ontario est « open for Business », ça ne concerne pas l’hydroélectricité du Québec. Pour la énième fois, la province de Doug Ford affirme qu’il n’est pas question de s’approvisionner davantage auprès d’Hydro-Québec. 

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Il faut dire que la situation a changé pour l’Ontario, qui anticipe une hausse importante de sa consommation d’électricité. Au lieu de se tourner vers ses voisins comme le Québec, la province veut plutôt développer ses barrages dans le Nord. 

« Alors que la demande devrait augmenter à mesure que l’électrification s’intensifie, Todd Smith, ministre de l’Énergie de l’Ontario, a demandé d’explorer de nouvelles possibilités de production hydroélectrique », a souligné Palmer Lockridge, porte-parole du ministre, dans une déclaration écrite envoyée au Journal

Par deux fois, François Legault avait fait une intense campagne de séduction auprès de Doug Ford pour lui vendre l’hydroélectricité québécoise, mais ce dernier avait finalement décliné l’offre.

À l’époque, M. Ford avait affirmé que sa province était en surplus énergétique, et non en déficit. 

Mais pourquoi alors bouder l’hydroélectricité québécoise alors que les Américains se l’arrachent ? L’Ontario argue que le prix de vente est trop élevé. 

« Il n’est pas possible d’importer des quantités substantielles d’électricité supplémentaire du Québec à un prix raisonnable pour les contribuables de l’Ontario », a souligné la porte-parole. 

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Le Québec pas assez autonome 

L’Ontario affirme que le Québec n’est pas totalement autonome et qu’il « a ses propres besoins importants en électricité pendant les mois d’hiver et qu’il dépend actuellement de l’Ontario et d’autres juridictions ».

Lors des dernières semaines, Hydro-Québec a lancé deux appels d’offres afin de répondre à ses besoins croissants en électricité sur fond de contrats d’exportations vers les États-Unis. La société d’État a aussi averti les promoteurs industriels de ne pas tenir l’hydroélectricité pour acquise et que le buffet à volonté était terminé. 

Mais malgré ce contexte plus serré, Hydro-Québec se dit toujours intéressée au marché ontarien. 

« Nous restons ouverts à parler avec nos contreparties en Ontario. [...] D’éventuelles discussions seraient orientées par notre nouveau contexte d’affaires dans lequel notre énergie disponible diminue », a souligné Gary Sutherland, conseiller principal, relations externes chez Hydro-Québec. 

Hydro-Québec a déjà signé une entente avec l’Ontario jusqu’en 2023 qui prévoit des échanges d’énergie et la vente d’électricité. 

L’Ontario est le troisième marché du Québec, qui ambitionne toutefois depuis plusieurs années de signer un contrat de plus grande envergure.  

« On est toujours ouvert à discuter avec l’Ontario pour des possibilités de collaboration en matière de production hydroélectrique », a souligné Geneviève Tremblay, attachée de presse du ministre de l’Énergie, Jonatan Julien. 

Ce nouveau rebondissement survient alors qu’Hydro-Québec tente de préserver son projet de ligne de transport dans le Maine qui doit lui permettre d’exporter au Massachusetts. En novembre dernier, les citoyens de l’État du Maine ont dit non au projet lors d’un référendum. La bataille s’est, depuis, déplacée devant les tribunaux.  

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