/sports/hockey/canadien
Navigation

Parmi les pires de l’histoire: huit records peu glorieux en vue pour le Canadien

Le Canadien pourrait battre plusieurs records de médiocrité

HKN Predators Canadiens 20211120
Photo d’archives Dominique Ducharme et ses troupiers ont connu plusieurs heures sombres depuis le début de la saison.

Coup d'oeil sur cet article

Vingt-six revers, à peine 23 points au classement. Le Canadien vient de connaître la pire première moitié de saison de ses 123 ans d’histoire. Quand on pense que même en doublant sa récolte de points, il ne serait pas dans le portrait des séries, ça démontre à quel point le Tricolore est creux.

• À lire aussi: Revente de billets: Ticketmaster devra se défendre pour des infos camouflés

• À lire aussi: Carey Price: un dossier toujours nébuleux

• À lire aussi: Canadien : L’impossible casse-tête

À mi-chemin de la saison, la troupe de Dominique Ducharme croupit au 32e et dernier rang de la LNH. Et pas seulement au classement général. 

Jake Allen
Photo Martin Chevalier
Jake Allen

C’est également le cas dans la colonne des buts marqués (2,17 par match) et des buts accordés (3,76 par match). Les Montréalais sont également près du bas-fond en ce qui concerne l’attaque massive (13,1 %, 31e) et l’infériorité numérique (73,2 %, 29e).

Mais il y a pire (comme si c’était possible). Si l’on transpose les résultats de la première moitié de saison à la seconde, le Canadien pourrait inscrire quelques records d’équipes peu enviables.

Michael McNiven
Photo Pierre-Paul Poulin
Michael McNiven

Au moins, il a déjà surpassé les 21 points des Capitals de Washington, de 1974-1975, l’équipe ayant offert le pire rendement de l’histoire dans un calendrier d’au moins 70 matchs. Il devrait également dépasser les 31 points accumulés par les Nordiques, en 1989-1990.

Toutefois, les 46 points du Tricolore seraient la pire récolte depuis les 39 des Thrashers d’Atlanta, en 1999-2000 (en 2019-2020, les Red Wings ont également amassé 39 points, mais leur saison avait été interrompue après 71 matchs). 

Samuel Montembeault
Photo Martin Chevalier
Samuel Montembeault

Les 71 revers en temps réglementaire des Sharks de San Jose et les 70 des Sénateurs d’Ottawa, chaque fois en 1992-1993, demeureront intouchables.

Par contre, avant l’Avalanche du Colorado, en 2016-2017, aucune équipe n’avait subi au moins 52 revers (c’est la cadence actuelle du Canadien) depuis les Thrashers d’Atlanta (57) en 1999-2000.

Cayden Primeau
Photo Martin Chevalier
Cayden Primeau

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est que Kent Hughes pourrait être le premier directeur général du Canadien depuis Irving Grundman, en 1980, à repêcher au tout premier rang. Shane Wright, le plus bel espoir selon la centrale de recrutement de la LNH, pourrait donc succéder à Doug Wickenheiser. 

  • Écoutez la chronique de Jean-François Baril sur QUB radio:  

8 records qui pourraient être battus  

Des défaites à la tonne

Le Canadien a déjà subi 26 revers en temps réglementaire depuis le début de la saison. En maintenant le même rythme, il clôturera la campagne avec 52 revers. On peut s’attendre à ce que le retour des blessés et la fin de l’éclosion de la COVID puissent permettre à l’équipe de ralentir l’hémorragie. Néanmoins, le record d’équipe de 40 défaites est à portée de main. Trois fois dans son histoire, le Tricolore a atteint cette marque peu enviable : en 1983-1984, 2000-2001 et 2017-2018.

Mince récolte au classement

Plus les défaites se succèdent, moins les points au classement s’accumulent. Les Montréalais se dirigent vers une récolte d’à peine 46 points. Il s’agirait du plus bas total depuis les 43 points de 1994-1995, une saison écourtée à 48 rencontres. Dans un calendrier d’au moins 50 matchs, le Canadien n’a jamais fait pire que 50 points (en 1942-1943). La somme s’élève à 65 points (1950-1951) pour un calendrier d’au moins 70 rencontres et de 70 pour une campagne de 82 matchs (2000-2001).

Une liste interminable

L’entrée de Michael McNiven, en troisième période du match face au Wild, a porté à 38 le nombre de joueurs qui ont porté l’uniforme du Canadien cette saison. Avec l’ajout de Paul Byron, de Joel Edmundson et de Carey Price, qui devraient disputer au moins une rencontre d’ici la fin de la saison, le Tricolore s’approchera dangereusement de la marque des 46 joueurs établie en 2000-2001. On peut également s’attendre à ce que Kent Hughes conclue des transactions d’ici le 21 mars, ce qui viendra ajouter des patineurs au calcul.

Du monde entre les poteaux

Parlant d’effectifs, Dominique Ducharme a déjà utilisé quatre gardiens cette saison : Jake Allen, Samuel Montembeault, Cayden Primeau et Michael McNiven. Si Carey Price finit par revenir au jeu, le Canadien égalera la marque qu’il a établie en 1993-1994 et répétée à trois occasions (1995-1996, 2000-2001 et 2015-2016).

Une première depuis Claude Bourque

Meneur chez les gardiens du Canadien avec cinq victoires, Jake Allen sera absent jusqu’au 21 mars. Faisant face à des barrages de lancers match après match, Samuel Montembeault peine à remporter des matchs. La situation n’est guère mieux pour Cayden Primeau, retiré du match trois fois en six départs. Quant à Carey Price, on ignore toujours quand il sera en mesure de revenir au jeu. Bref, il se peut qu’aucun gardien du Tricolore n’enregistre au moins 10 victoires. Ce serait la première fois depuis les neuf de Claude Bourque en 1939-1940.

Des festivals offensifs

Avec un paquet de joueurs inexpérimentés et plusieurs autres du calibre de la Ligue américaine, il n’est pas surprenant que le Canadien soit l’équipe qui ait subi le plus grand nombre de raclées dans le circuit. Quinze fois déjà, le Tricolore a accordé au moins cinq buts dans un match (0-14-1). À ce rythme, il ne faudrait pas se surprendre de le voir approcher la marque de 26 (0-24-2), enregistrée en 1983-1984, à une époque où les festivals offensifs étaient légion. Plus près de nous, le Canadien a également connu 15 matchs du genre en 2018-2019, un an après les 22 de 2017-2018.

Loin dans la colonne des pointeurs

En dépit du fait qu’il n’ait raté aucun match, Nick Suzuki (24 points) ne détient qu’une priorité de trois points sur Tyler Toffoli au sommet du classement des marqueurs du Canadien. Si aucun joueur du Tricolore n’accélère la cadence, le meilleur pointeur de l’équipe clôturera une saison complète en deçà de la barre des 50 points pour la première fois depuis les 47 de Saku Koivu et d’Oleg Petrov en 2000-2001. Pour une campagne d’au moins 60 matchs, Billy Reay détient la plus faible récolte. En 1948-1949, il avait amassé 45 points.

Aucun marqueur de 20 buts

Depuis l’instauration d’un calendrier de 30 matchs, en 1924-1925, sept fois le Canadien a terminé la saison sans aucun marqueur de 20 buts. Au cours des 80 dernières années, ça ne s’est produit que deux fois. En 1998-1999, Martin Rucinsky avait remporté le championnat des buteurs du Canadien, grâce à ses 17 buts. Pour l’instant, Josh Anderson et Nick Suzuki ont fait bouger les cordages à huit occasions. Leurs 16 buts constitueraient la plus faible récolte pour le meneur chez le Canadien depuis les 14 buts de Mark Recchi lors du calendrier écourté à 48 matchs, en 1994-1995.

À voir aussi   

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.