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Le Cirque du Soleil veut s’installer solidement en Arabie saoudite

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Le Cirque du Soleil veut ouvrir une « académie de formation » et un bureau régional en Arabie saoudite, un pays régulièrement critiqué pour ses violations des droits de la personne.

« Grâce à un programme éducatif dirigé par les meilleurs experts, les élèves et les jeunes du Royaume et d’ailleurs auront l’occasion de perfectionner leurs compétences », précise un communiqué publié mardi par le ministère de la Culture de l’Arabie saoudite.

L’accord entre le Cirque et Riyad a été signé à New York par le prince Badr ben Abdullah ben Farhan Al Saud, ministre saoudien de la Culture, et Gabriel de Alba, coprésident du conseil de l’entreprise québécoise. 

Le Cirque envisage également de mettre sur pied « un tout nouveau spectacle fixe [...] unique pour le Royaume ».

« Cette entente a été conclue dans la foulée du vent de réformes et de changements sociaux annoncés dans ce pays, et de l’annonce d’ententes commerciales visant à mettre sur pied une toute nouvelle industrie du divertissement en Arabie saoudite », a indiqué au Journal une porte-parole du Cirque, Caroline Couillard.

Badr ben Abdullah ben Farhan Al Saud, Ministre saoudien
Photo AFP
Badr ben Abdullah ben Farhan Al Saud, Ministre saoudien

Pas « une prise de position »

« À travers nos spectacles, notre objectif est toujours d’inspirer la population locale et notre présence dans un marché, peu importe lequel, ne devrait pas être interprétée comme une prise de position politique et morale, a-t-elle ajouté. En tant qu’entreprise privée, nous ne croyons pas qu’il soit approprié de nous immiscer dans la gestion des affaires intérieures et étrangères des gouvernements des pays que nous visitons. »

Le Cirque du Soleil a présenté six spectacles en Arabie saoudite depuis 2018, le plus récent étant Messi10, l’automne dernier.

À l’automne 2018, Guy Laliberté et des salariés du Cirque avaient exprimé leur malaise devant la décision de l’entreprise de présenter des spectacles en Arabie saoudite. Le journaliste dissident Jamal Khashoggi venait alors d’être assassiné au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

Rappelons qu’en 2020, des créanciers du Cirque, dont la firme torontoise Catalyst Capital, ont pris le contrôle de l’entreprise.

  • Écoutez Yves Daoust, directeur de la section Argent du journal de Montréal et du Journal de Québec, sur QUB radio : 

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