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Awad est aussi un chanteur bling bling

James William Awad
Photo Pierre-Paul Poulin

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Avez-vous trouvé l’organisateur du vol de fêtards sur Sunwing James William Awad arrogant hier dans sa conférence de presse ?

Avez-vous trouvé hallucinant que son employée menace d’expulser du bâtiment tout journaliste qui posait une deuxième question ? Avez-vous trouvé complètement surréaliste cette « conférence de presse » ?

Vous n’avez rien vu. Si vous regardez les vidéoclips musicaux de Awad (qui utilise le nom d’artiste Senior), vous allez capoter. C’est ri.di.cu.le.

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AIR MUSIQUE

Par devoir professionnel, je me suis tapé un visionnement intensif des clips de James William Awad. Hé la la, comme on dit en chinois : « Don’t quit your day job », je ne pense pas que sa carrière de chanteur soit prête à... décoller.

Sur toutes ses chansons, Awad chante avec autotune, ce logiciel qui corrige la voix de ceux qui chantent faux. Et ce n’est même pas subtil. 

Les vidéos sont d’un quétaine tellement ridicule qu’on ne sait même plus si c’est du deuxième degré. 

  • Écoutez Simon Sachel, réalisateur et producteur au contenu, sur QUB radio:

Pour sa chanson On your own, on le voit sur un pont de bois avec un loup blanc, puis mettre le feu à une bouteille de champagne Veuve Clicquot. 

Ensuite, il déambule dans les pièces vides de son château de Bois-des-Filion, qui semble en pleine rénovation. 

Ne cherchez pas une histoire ou une suite logique à cette vidéo, c’est sans queue ni tête. Dans une scène particulièrement « douchebag » du clip, on voit Awad dans une église, vêtu de blanc... et un vol de colombes s’échappe de sa manche. Dans le clip de la chanson Sun Girl, il est sur une plage (à Pointe-Calumet ? Ou à Tulum ?) en compagnie d’une grande rousse qui se désintègre dans le sable. Enfin, dans le clip de la chanson Pain, il est à bord de ce qui semble être un avion privé et sort de son sac de grosses liasses de billets de banque. Bref, la grande classe. 

Mais de quoi nous parle Awad dans ses chansons ?, me demandez-vous ? Les paroles sont d’une insignifiance rare ou carrément énigmatiques.

Dans la chanson Pain (douleur), il clame : « You know how to hurt me, look how you called the cops on me ... only a few years left I’ll be gone to heaven I’m exhausted baby. » « Tu sais comment me faire mal, comme la fois où tu as appelé les policiers, dans seulement quelques années je serai parti au Ciel, je suis épuisé, bébé. » 

Mettons que Luc Plamondon peut dormir sur ses deux oreilles, il n’a pas de compétition comme auteur de chansons. 

Hier, on apprenait que le réalisateur de Beachclub et Barmaids préparait une série documentaire sur Awad pour le marché américain. « Quand on connaît le personnage, c’est pour moi notre Tiger King québécois », a déclaré Simon Sachel à l’Agence QMI. En effet, Awad a beaucoup en commun avec Joe Exotic, le propriétaire de grands félins...

À QUELLE HEURE ON DÉCOLLE ?

Tous les vidéoclips ont une chose en commun : des gros plans de la grosse montre en or au poignet de James William Awad. J’ai fait mes recherches. Il s’agit d’une Patek Philippe Nautilus 5980/1R-001 en or. Elle vaut au bas mot 100 000 $, et c’est la montre préférée de Nicki Minaj, ça vous donne une idée. Décidément, Awad est vraiment bling bling jusqu’au bout des doigts...

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