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Neuf ans de pénitencier pour le prédateur qui opérait jusqu’en Floride

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Le prédateur sexuel qui opérait jusqu’en Floride pour leurrer et agresser ses victimes mineures a été condamné à neuf ans de détention, vendredi, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Daniel Carter, 33 ans, a fait sept victimes qui avaient toutes entre 13 et 15 ans au moment des faits, soit de 2014 à 2017. Le pédophile les rencontrait sur les réseaux sociaux et leur faisait accroire qu’il avait 16 ou 17 ans pour les mettre en confiance, alors qu’il était dans la mi-vingtaine.

Il entretenait la conversation et lorsque l’occasion se présentait, il se rendait au domicile des adolescentes pour obtenir des relations sexuelles. En plus de s’être déplacé en Floride pour une de ses victimes, il a aussi commis ses crimes à Montréal, à Longueuil et à Lanoraie.

Carter est incarcéré au centre de détention de Sorel depuis le mois de décembre 2017. Il a d’ailleurs plaidé coupable en septembre dernier, depuis sa cellule, à des chefs de contacts sexuels, de leurre, de production et de possession de pornographie juvénile.

«Tu as détruit ma vie»

Au moment de connaître sa sentence, le prédateur sexuel qui affichait un air honteux a dû écouter les lettres des victimes.

Plusieurs d’entre elles ont affirmé avoir des problèmes de divers ordres: dépression, anxiété, mauvaise estime de soi, sexualité déviante, automutilation, trouble alimentaire, etc. Une des victimes, dont l’identité est protégée par une ordonnance du tribunal, lui a écrit: «Depuis 2014 je vis l’enfer. Tu as détruit ma vie et tu la détruis encore aujourd’hui».

Le délinquant sexuel, quant à lui, a préféré ne pas prendre la parole lorsque le juge de la Cour du Québec, Dominique Dudemaine, lui a demandé s’il avait quelque chose à dire.

Le magistrat a donc opté pour une peine globale de neuf ans qui lui a été proposée conjointement par la Couronne et la défense.

Au moment de rendre sa sentence, le juge a déclaré: «Même si [la peine] est inférieure de quelques années à ce j’aurais imposé, ce n’est pas une raison pour s’écarter de la suggestion».

Carter sera inscrit à vie au registre des délinquants sexuels et devra fournir un échantillon d’ADN, en plus d’avoir d’importantes restrictions sur l’utilisation d’internet à sa sortie de prison.

Si l’on soustrait la détention provisoire de cinq ans et deux mois qu’il a purgée jusqu’à maintenant, il reste à Daniel Carter trois ans et 10 mois à passer derrière les barreaux.

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