/investigations/sptrades
Navigation

10 ans après la commission Charbonneau: Lino Zambito est vendeur de sushis à Repentigny

Que sont-ils devenus? Lisez notre dossier complet

Lino Zambito
PHOTO D'ARCHIVES JOURNAL DE MONTRÉAL Lino Zambito devant la commission Charbonneau, le 16 octobre 2012.

Coup d'oeil sur cet article

Ex-propriétaire, avec son père, de Construction Infrabec, une entreprise qui a opéré de 1998 à 2011. Lino Zambito a été arrêté en février 2011 en lien avec le contrat de construction de l’usine d’eau potable de Boisbriand.

Son passage devant la commission   

À partir de septembre 2012, Lino Zambito est devenu le premier témoin à révéler, entre autres, l’existence d’un système de partage de contrats à Montréal, le versement d’une ristourne à la mafia et la présence d’un système de corruption à Laval.

Multipliant les déclarations explosives, il a également affirmé s’être rendu dans les bureaux de Loto-Québec pour y porter une enveloppe de 30 000 $ comptant à l’organisateur libéral et VP de Loto-Québec Pierre Bibeau, ce que ce dernier a nié.

  • Écoutez Jean-Louis Fortin, Directeur du Bureau d'enquête de Québecor, sur QUB radio:

Dans le rapport final de la commission, la présidente France Charbonneau prendra même le soin de remercier Zambito, soulignant qu’il a fallu «beaucoup de courage et de détermination pour révéler publiquement, devant la caméra, les actes de collusion et de corruption».

Ce qu'il a dit en audience  

«Je n’ai pas été un ange, j’ai truqué des contrats, j’ai financé des partis politiques, j’ai corrompu des fonctionnaires, mais le système était fait de telle façon que si je voulais travailler, je n’avais pas le choix d’agir ainsi.»

Ce qu’il est devenu   

Autrefois spécialiste des aqueducs et autres ouvrages de génie civil, Lino Zambito s’est recyclé... dans le sushi.

Il a été propriétaire, au cours des dernières années, de trois succursales de la bannière Sushi Taxi. Aujourd’hui, il a vendu ses restaurants de Trois-Rivières et de Bromont, et il se concentre sur celui de Repentigny. 

Dans les derniers mois, il s’est attiré des félicitations en expédiant gracieusement des boîtes-repas aux travailleurs de la santé qui travaillent fort pendant la pandémie, dans des hôpitaux et des CHSLD.

Comme tous les restaurateurs, Zambito doit aujourd’hui composer avec la pénurie de main-d’œuvre. « C’est le plein emploi, le recrutement est difficile », dit-il en entrevue. De plus, selon lui, la perspective du salaire minimum à 15 $ met de la pression supplémentaire sur les entrepreneurs dans ce domaine.

A-t-il pensé retourner dans le domaine de la construction?

«Non, répond-il immédiatement. J’ai tellement dénoncé des villes et des bureaux d’ingénieurs, je ne sais pas si des gens voudraient faire affaire avec moi. Je suis passé à autre chose».

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.