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GEN-FRANCOIS-LEGAULT
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Au sein de la CAQ, le bruit court que l’état-major aurait souhaité une dizaine de départs parmi ses 75 députés, afin de présenter du sang neuf pour la prochaine élection. Non seulement la plupart veulent rester, mais députés et actuels ministres sont conscients qu’il ne reste que quelques mois pour se démarquer et se positionner en vue d’un prochain cabinet Legault.

Avant Noël, la directrice générale du parti, Brigitte Legault, avait prévenu les élus caquistes qu’ils devaient être prêts pour une prise de photo hâtive, dès la fin janvier, en vue de commencer la confection des prochaines pancartes électorales.

De quoi forcer certains à réfléchir rapidement à leur avenir.

La séance d’images devait avoir lieu à Sherbrooke, lors du caucus de rentrée, et tous auraient défilé dans leurs plus beaux atours. 

Au contraire, la cinquième vague a transformé ce rendez-vous en réunion virtuelle, jeudi et vendredi, tout le monde en « mou » devant son ordinateur. 

C’est une période moins joyeuse pour les députés qui n’ont pas de visibilité, et qui se font « écœurer » en raison du reconfinement de décembre dernier, dit-on.

Officiellement jusqu’ici, aucun caquiste n’a annoncé qu’il ne sollicite pas un nouveau mandat.

Malgré une petite baisse d’appui dans les sondages, que François Legault avait prédit avant Noël, peu d’élus de la CAQ se sentent en danger.

Au sein du gouvernement, on présume que Danielle McCann et Marguerite Blais ne seront pas de retour. 

Mais les rares élus qui seraient en réflexion se comptent sur les doigts d’une main. 

Écartées du conseil des ministres, Marie-Ève Proulx et Sylvie D’Amours ont confirmé pour leur part qu’elles seraient à nouveau sur les rangs. 

Même chose pour le député de Vanier–Les Rivières, Mario Asselin, revigoré après avoir surmonté un AVC. Le cas du député de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Denis Tardif, est incertain. Expulsé brièvement du caucus, il est parti en congé maladie l’automne dernier après avoir été réintégré.

Grande compétition

Des ministres ont profité de récentes rencontres avec François Legault pour chercher à se faire rassurer, ce qui a guidé leur réflexion sur leur avenir.

Pour certains, la possibilité de se faire renvoyer sur les banquettes arrière dans un deuxième mandat constituerait un cauchemar. Se retrouver « simple » député d’un parti au pouvoir qui compte autant d’élus, c’est un « gaspillage de talent », nous a confié l’un d’eux.

Les ministres savent aussi que, la CAQ trônant dans les sondages, le parti risque d’attirer des candidatures fortes qui représenteront autant de compétition pour faire partie du Conseil des ministres. 

Sans compter bien des députés actuels qui rongent leur frein, tout en se montrant loyaux et patients dans l’espoir que vienne leur tour.

À moins que le triste état du réseau de la santé et les lassantes consignes sanitaires ne minent plus sérieusement son avance, François Legault pourrait avoir l’embarras du choix.

Ne soyez pas surpris si certains essaient de montrer leurs talents et leur polyvalence d’ici juin... 

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