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Dans l’univers musical de William Cloutier

Dans l’univers musical de William Cloutier
Photo d'Archives Agence QMI

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Grand gagnant de l’édition 2021 de «Star Académie», William Cloutier est déjà prêt à lancer son premier album moins d’un an plus tard. 

Le chanteur originaire de Victoriaville semblait savoir où il s’en allait. Peu de temps après avoir remporté les grands honneurs à la télévision, il s'est lancé dans l’écriture de chansons avec une telle rigueur et un tel enthousiasme qu’il peut aujourd’hui présenter son produit fini avec l’album «On ira».

Et il est parvenu à peaufiner son album tout en assumant son rôle de papa avec ses deux jeunes garçons à la maison.

Il faut dire qu’il rêve de ce métier depuis longtemps. Et plusieurs de ses interprètes préférées, par leurs chansons, ont entretenu ce rêve en lui au fil des ans.

Quand tu as entendu les annonces gouvernementales des dernières semaines, est-ce que t'as pensé un instant changer la date de sortie de ton album?

Absolument pas. J'ai même trouvé que ça tombait à point parce que, plus que jamais, on a besoin d'écouter de la musique. C'est un cadeau que je me fais cet album-là. Je l'offre aussi aux gens qui me soutiennent depuis «Star Ac».

Est-ce que c'est difficile de concilier une carrière de chanteur et une «carrière» de papa?

Des fois, je peux pas toujours aller au bout de certains trucs avec l’horaire familial le jour. Mais je compense le soir. J'arrive à tenir le coup. C'est la réalité de tellement de gens. Beaucoup d'autres de mes amis artistes doivent conjuguer famille et travail. Ariane Moffatt m'en a parlé récemment.

Tu as composé avec un ami, Benjamin Nadeau. Ta copine a coécrit les paroles d’une chanson («On ira»). Est-ce que c'est important pour toi de travailler avec des proches?

J'avais aucune règle pour cet album-là. J’étais ouvert à collaborer. Plein d'artistes m'ont invité à aller faire un jam chez eux: Roxane Bruneau, Marc Dupré, Andréanne A. Malette, France D'Amour. Les gens ont été fins dès le début de ce processus là.

Avec ma blonde, ça s’est fait tout spontanément. «On ira», ça a été la première chanson dont j'ai trouvé la ligne mélodique au complet avec Benjamin. On était dans un contexte très estival. On partait en voiture au début juillet pour une escapade en famille. On l'a écrite comme ça.

C'est plein d’heureux hasards mon album. J'aime être entouré de gens que j'aime.

Qu'est-ce que tes parents faisaient jouer dans la maison quand tu étais jeune?

Laurence Jalbert, Isabelle Boulay, Paul Daraîche. Dany Bédar, Les Colocs, France D’Amour, Patrick Norman, Claude Dubois. Ma mère a appris la guitare à 30 ans et quand on avait un souper de famille ou un party de Noël, elle sortait sa guitare. Elle jouait La chicane, Noir silence.

Est-ce qu'une prestation d'un artiste sur scène t'a convaincu de faire ce métier?

J'en ai tellement! C'est dur de décider qui a vraiment éveillé ça en moi. Mais c’est quand j'ai vu le show de Céline à Las Vegas en 2013. J'ai tellement tripé de voir cette artiste qui a une voix immense aux capacités infinies.

Tu viens de Victoriaville. Quel a été un des premiers spectacles que tu as vus à Victo qui t'a marqué?

J'ai tellement de souvenirs des Saint-Jean dans le stationnement du Colisée à Victo. J'allais aussi voir des shows au parc Terre-des-Jeunes. C'était des gros shows! Je me souviens d'avoir vu Garou chanter «Sous le vent».

Tu étais fan de «Star Académie» quand tu étais très jeune. Quels participants t’avaient le plus marqué à cette époque?

Wilfred LeBouthillier, Annie Villeneuve. Jean-François Bastien avait chanté «Je vais changer le monde avec une chanson». Cette chanson, c'est une des raisons pour lesquelles je fais ce métier.

Tu as déjà dit que tu te considérais plus comme un mélodiste que comme un compositeur. Qui sont tes mélodistes préférés?

Richard Cocciante. Il a écrit entre autres la chanson d'Isabelle Boulay (chantant) «Je t’oublierai, je t’oublierai...» Aussi Daniel Bélanger, Les Soeurs Boulay, Andréanne A. Malette, Mara Tremblay. J'aime beaucoup Leonard Cohen aussi.

Chez les Américains, il y a Max Martin. J’adore toutes ses mélodies pop accrocheuses de Britney Spears à Adele. On ne peut pas non plus passer à côté de John Mayer.

Est-ce qu'il y a un artiste ou un style que tu aimes qui pourrait nous surprendre?

Bodh'aktan. C’est du rock aux influences celtiques. Chaque fois qu'ils sortent un album, je l’achète. «À boire», «Du rhum, des femmes», c'est vraiment des tounes viscérales!

Est-ce que ta copine et toi avez une chanson fétiche?

«Suavemente»! Chaque fois que ça joue, on s'improvise les meilleurs danseurs de la place. On a même gagné des concours dans le Sud! C’est sûr qu'on n’était pas totalement à jeun... (Rires)

Avec quel artiste international aimerais-tu faire un duo?

Beyoncé. C'est la personne la plus spectaculaire en performance live. Elle danse bien, elle chante bien. C'est inhumain de chanter bien comme ça.

Est-ce que tu aimerais écrire des chansons pour d'autres?

C'est sûr que j'aurais des fantasmes. Je ne me considérerai jamais assez bon pour envoyer des chansons à ces personnes-là, mais j’aimerais entendre Rafaëlle Roy, Mélissa Bédard, Andrée-Anne Leclerc, Kevin Bazinet. Des voix puissantes et agiles, mais aussi des voix de tête douces. J’aime Louis-Jean Cormier, Vincent Vallières.

Avec deux jeunes garçons à la maison, est-ce qu'il y a des chansons pour enfants que tu n'es plus capable d'entendre?

Je ne peux plus entendre «Crazy Frog»! J'ai moi-même dansé là-dessus quand j’avais 7 ou 8 ans. Quand je vois mon fils l’écouter à son tour, je ne suis plus capable!

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