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Qui sont les Québécois du convoi pour la liberté?

Les manifestants de ce fouillis de requêtes sont tous contre le passeport sanitaire

Camionneur - Convoi
Photo Francis Pilon La camionneuse Julie Pomerleau n’est pas vaccinée et s’oppose à toutes les mesures sanitaires.

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Plusieurs centaines de Québécois ont roulé vers Ottawa vendredi à bord du «convoi pour la liberté», devenu un fourre-tout pour les manifestants qui en ont ras le bol des mesures sanitaires et de la pandémie. 

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Des chauffeurs de camion des quatre coins de la province ont pris la route hier vers la capitale fédérale. Dans ce convoi, les camionneurs étaient toutefois en minorité, même si le mouvement s’adresse principalement à eux. La plupart des conducteurs étaient en effet au volant d’une automobile ou d’une roulotte. 

Le Journal en a rencontré à Vaudreuil, près de Montréal, où ils s’étaient donné rendez-vous hier après-midi avant de se diriger dans la capitale. Leur objectif ? Faire plier le gouvernement Trudeau et l’obliger à lever toutes les règles sanitaires au pays.  

« Je suis venu pour encourager le mouvement parce que tout le monde est trop écœuré. Il y a enfin de l’action et des gens se lèvent. Je suis ici en tant que camionneuse et aussi pour protéger nos enfants », explique Julie Pomerleau de Vaudreuil. 

Celle qui se décrit comme une « truckeuse locale depuis 10 ans » avoue qu’elle n’est pas vaccinée. 

« Je suis allergique aux médicaments et ça me fait très peur », dit-elle en faisant la moue. 

Jeff Chénard, un camionneur de 58 ans, dénonce surtout l’obligation vaccinale des chauffeurs comme lui à la frontière canado-américaine depuis le 15 janvier. 

« On est aussi là pour mettre fin à ces mesures [sanitaires] stupides qui durent depuis deux ans », mentionne M. Chénard.  

Pas vaccinés

Une poignée de conducteurs ont toutefois refusé de nous parler en accusant notamment les médias d’être « complices du gouvernement ». 

« Non, on ne vous dira pas d’où on vient et ce que l’on fait. On ne parle pas aux journalistes », a lancé en anglais une mère à bord de sa roulotte avec ses trois jeunes enfants.

Marcel et Louise, un couple de camionneurs qui refusent de dévoiler leur nom de famille, se rendront à Ottawa avec le convoi puisqu’ils ne peuvent plus traverser la frontière dans le cadre de leur travail. Les quinquagénaires ne sont pas vaccinés adéquatement. 

Marcel et Louise se rendront à Ottawa avec leur chien à bord de leur camion ce week-end.
Photo Francis Pilon
Marcel et Louise se rendront à Ottawa avec leur chien à bord de leur camion ce week-end.

« Nous, on veut passer aux États-Unis. On est pro-choix et les gens devraient être libres de circuler », affirme en hurlant le couple, accompagné d’un caniche à bord de leur camion.  

Non à la violence

Tous les participants du convoi à Vaudreuil affirment qu’ils ne souhaitent pas voir de violence à Ottawa ce week-end. Rappelons que des regroupements ont quitté les quatre coins du Québec en camion ou en voiture hier vers Ottawa. 

« On veut juste que ça reste pacifique comme mouvement, même en Ontario. Je suis venu avec mes trois filles ici. Je voulais soutenir les camionneurs et demander la fin des mesures sanitaires à Legault et à Trudeau. Aucun d’entre nous n’est vacciné et on n’a pas peur », affirme Hugues Laflamme, père de trois fillettes de moins de 12 ans. 

Hugues Laflamme était à Vaudreuil avec ses trois filles hier pour soutenir le convoi.
Photo Francis Pilon
Hugues Laflamme était à Vaudreuil avec ses trois filles hier pour soutenir le convoi.

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