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Manifestation à Ottawa: les autorités en mode prévention

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Les services de police se sont placés en mode prévention lors de la manifestation des camionneurs à Ottawa, samedi après-midi, afin de contrôler le risque de débordement très présent.

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«Déjà ça déborde beaucoup, il y a beaucoup de monde. C’est le temps de poursuivre la cueillette de données, en faire une analyse, écouter ce qui se dit et regarder ce qui se fait. S’il y a une nécessité d’intervenir, il faut la faire», a soutenu Mario Berniqué, capitaine retraité de la Sûreté de Québec (SQ), en entrevue en début d’après-midi à LCN.

Selon lui, les services de sécurité sont «en mode prévention», même si pour certains endroits, les autorités sont en «proaction», notamment en ce qui concerne la relocation possible de certains camions afin de libérer la circulation dans la capitale fédérale.

«Il faut s’assurer que la population ne soit pas à risque, je pense que ça va être le travail d’Ottawa et des décideurs aussi», a-t-il souligné.

Il a ainsi jugé que l’accès à la colline parlementaire doit être limité et protégé, sans pour autant brimer le droit de manifester des participants du convoi.

«On marche sur des œufs, il faut être prudent. Il faut installer un périmètre de sécurité et s’assurer qu’il soit respecté», a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la présence des groupes «radicaux» et «complotistes», le capitaine à la retraite de la SQ a rappelé qu’il est difficile de savoir à quoi s’attendre.

«Il ne faut pas négliger que s’il y a quelqu’un qui décidait de faire un geste, cela ne serait pas directement lié à la manifestation des travailleurs ou la revendication pour enlever les mesures sanitaires», a-t-il mentionné.

M. Berniqué a toutefois évalué que le contexte de la manifestation de samedi n’est pas le même que celui du 6 janvier 2021 au Capitole américain.

«On sait que le noyau est le Parlement, mais il faut prévoir qu’il peut se passer d’autres choses ailleurs, des vols, des casseurs, des dommages, il y a beaucoup de casseurs», a-t-il précisé.

«Généralement, les phases d’intervention sont faites selon les codes d’alerte. Si on voit qu’il y a une nécessité d’utiliser les gaz pour disperser la foule, ça va être songé», a expliqué le spécialiste.

Rappelons que des policiers d’autres villes, notamment de Toronto, sont venus en renfort pour assurer la sécurité à Ottawa.