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Pourquoi méprise-t-on autant l'environnement?

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Photo Chantal Poirier

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Comment peut-on dire qu’on aime le Québec et traiter son territoire avec autant de mépris ? On le rase, l’assèche, le creuse, l’asphalte et le pollue.

On étend la laideur des boulevards Taschereau et Sainte-Anne d’un bout à l’autre du Québec. 

On prévoit agrandir ses dépotoirs malgré les engagements précédents. 

On abaisse les normes environnementales et on octroie des exemptions pour plaire à des industries voraces.

On gruge nos terres agricoles et nos milieux naturels en permettant l’étalement urbain.

Tout ça au nom du développement alors qu’il s’agit de destruction et de pollution. Parfois, on a même le culot d’en parler comme du développement durable !

Accommodements déraisonnables

Je suis inquiète. Inquiète qu’on se préoccupe si peu de ce qui est à la base de notre santé physique et mentale : la qualité de notre environnement.

Les lobbies industriels et immobiliers sont parvenus à nous convaincre que ce qui est bon pour eux est bon pour nous. On ravage nos paysages, alors que le principe de précaution devrait guider nos décisions. 

Dans le cas du nickel, par exemple, les nouvelles normes ont beau être basées sur le recensement d’études toxicologiques et épidémiologiques rigoureuses, les scientifiques reconnaissent que même les normes les plus élevées ne tiennent pas compte de l’effet cocktail provoqué dans notre corps par la multiplication de substances chimiques auxquelles nous sommes exposés. Il y a trop de variables à considérer. 

Ce n’est cependant pas une raison pour ignorer que les problèmes de santé sont plus présents dans les milieux les plus pollués. Dans Limoilou-Vanier, on observe par exemple que le taux de mortalité par cancer du poumon est deux fois plus élevé qu’à Sainte-Foy–Sillery. Abaisser les normes pour le nickel n’aidera pas. 

Tout ça pour dire qu’au Québec, il n’y a pas que le français qui est menacé, mais aussi l’intégrité de notre territoire. Si on l’aime autant qu’on le dit, il serait temps de le protéger. En tant que société distincte, on peut faire mieux que le reste de l’Amérique du Nord.

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