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La «grossophilie» est-elle acceptable?

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Je commencerai par vous dire que je suis en faveur du courant actuel qui vise à mettre fin à la discrimination envers les personnes qu’on dit en surpoids. Je suis conscient qu’il faut accepter son corps comme il est, l’aimer, et même lui être reconnaissant, vu que sans lui, on ne peut pas jouir de la vie. Mais pour moi, l’acceptation de la différence des masses corporelles atteint toutefois ses limites quand elle fait fi d’une saine alimentation.

Je suis un grand-père de 77 ans qui croit au principe qui a guidé son éducation jadis, à savoir que « Mens sana in corpore sano ! » Pour dire la même chose en français : « Un esprit sain dans un corps sain ! » Et un esprit sain impliquera toujours pour moi qu’il faut bien traiter son corps afin qu’il demeure en bonne santé. Un principe qui sous-entend qu’il faut s’alimenter correctement et faire de l’exercice. 

Or voilà qu’une de mes filles s’acharne à me traiter de « grossophobe » parce que je lui ai fait des remarques sur sa façon de nourrir son fils, à coup de desserts et de sucreries. Avec pour résultat qu’il ne cesse de prendre du poids, et que pour son âge et sa taille, il se classe déjà parmi les obèses, comme son père. 

Vous conviendrez avec moi que cette obésité n’est pas naturelle, ni causée par un dérèglement quelconque, pas plus que par une maladie. Sa seule cause vient du laisser-aller des parents pour qui le sucré est un remède à tout et une récompense automatique.

Je trouve cette situation désolante et je suis à court d’arguments pour convaincre ma fille de ma bonne foi. Est-ce moi qui suis trop rigide et qui devrais la laisser agir à sa guise avec son enfant ? N’est-il pas vrai, Louise, que de nombreux spécialistes, particulièrement américains, dénoncent les effets néfastes du surpoids sur la santé ?

Papi inquiet

Sur le principe, vous avez raison de vous inquiéter pour votre petit-fils. Mais dans les faits, vous ne devriez pas vous mêler du problème, même si la mère est votre fille. Sa façon d’agir avec son fils lui causera inévitablement des problèmes plus tard, mais c’est à elle d’en prendre conscience. J’imagine aussi que le père de l’enfant devrait s’en mêler, vu qu’il est lui-même affecté par un problème d’obésité. Mais encore là, lui seul porte la responsabilité d’en épargner son fils. À moins qu’il n’y ait abus de leur part envers votre petit-fils, votre seule façon de l’influencer subtilement se fera par l’exemple.

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