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Politique, COVID et jeux

Politique, COVID et jeux
AFP

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Les athlètes de calibre international ont cette faculté de demeurer­­­ concentrés, quelles que soient les circonstances.

On n’atteint pas ce niveau d’excellence dans son sport en se laissant abattre au premier obstacle.

Comme on dit en bon québécois, ils ont la couenne dure.

Se préparer pour des Jeux en temps normal est déjà compliqué. En temps de pandémie, sur fond de tension politique, ça l’est encore plus.

Nous vous présentons dans cet article les 56 athlètes québécois qui prendront part aux Jeux olympiques de Pékin.

Des Jeux encore plus bizarres qu’au Japon l’été dernier, avec un confinement encore plus serré et le risque de se retrouver dans un centre de quarantaine peu invitant si on attrape la COVID-19.

Pour la Chine, ces Jeux sous haute tension constituent une occasion de montrer au monde entier sa force et son sens extrême de l’organisation. Le moindre cas de contagion fait l’objet de mesures de contrôles inouïes.

Les représentants du Journal sur place à Pékin, François-David Rouleau, Richard Boutin et Didier Debusschère ont eu toute une surprise à leur arrivée, lorsqu’ils ont été accueillis par leurs hôtes chinois qui portaient des combinaisons sanitaires de la tête aux pieds. Comme s’ils débarquaient sur une autre planète.

Efforts et sacrifices

Pour l’Occident, ces Jeux constituent une occasion de dénoncer les violations des droits de l’homme par le régime de Xi Jinping, notamment contre la minorité musulmane des Ouïghours, dans le nord-ouest du pays.

En guise de boycott diplomatique, le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie n’avaient délégué aucun représentant officiel à la cérémonie d’ouverture hier, tandis que le président russe Vladimir Poutine, lui, en profite pour afficher son soutien à l’État chinois. Poutine et Jinping souligneront leur vision commune en matière de sécurité internationale.

Cette complicité des deux géants autoritaires fait grincer des dents l’Occident, alors que 100 000 militaires russes sont déployés depuis des semaines à la frontière de l’Ukraine.

À travers toutes les polémiques et la lourdeur des tests de dépistage, en plus du spectre de représailles à quiconque oserait critiquer les lois du pays, les athlètes tâcheront de ne pas se laisser distraire.

Pour eux, ces Jeux constituent l’aboutissement ultime d’années d’efforts et de sacrifices à la poursuite de leur rêve d’une médaille.

On parlera beaucoup de politique et de COVID à Pékin d’ici le 20 février.

À travers tout ça, il y aura aussi... des Jeux. Il y aura de grandes performances, de grandes déceptions, des surprises et des larmes de joie.

On verra des athlètes triper. Comme Mikael Kingsbury. On n’arrive pas à son niveau sans être passionné par son sport, comme le sont les Rafael Nadal ou Tom Brady. C’est ce qu’il nous confie en entrevue.

Bonne lecture, et bons Jeux.

Denis Poissant
Directeur des sports

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